Publié le 06/11/2009 à 19:13 par patriotes
Aujourd’hui, pour faire suite aux problèmes judiciaires de Gaston Flosse, les Nouvelles de Tahiti s’interrogent sur « Qui à la tête des autonomistes demain ? »
Question intéressante qui mérite que l’on s’y arrête, car est ce qu’il faut un leader unique pour le courant autonomiste ?
Le postulat de départ est le suivant : pour le moment, les autonomistes sont majoritaires dans notre pays. Pour le moment, car les autonomistes de tous bords ont réussi le tour de force à banaliser l’idée même de l’indépendance. Il me semble qu’aujourd’hui, une partie, importante ou non de notre population peut se dire qu’après tout, pourquoi pas, pourquoi ne serions nous pas indépendants, il sera toujours temps d’en revenir ensuite. Avec l’aide des autonomistes eux-mêmes qui n’y ont vu que leur intérêt immédiat et parce que ils se haïssent tellement, c’est la plus grande victoire d’Oscar Temaru. On verra s’il voit vraiment Sarkozy à la fin du mois comme il l’a si fièrement annoncé, s’il va s’exprimer en tant que président du Polynésie française ou du Tavini. Je pense plutôt pour le deuxième, car il peut tout se permettre aujourd’hui, personne n’ose rien lui dire, ils sont tellement accros désormais au pouvoir.
Les Nouvelles nous présentent les photos et petits CV de tous leurs champions autonomistes. J’avoue avoir eu du mal à en trouver un qui puisse incarner le rôle de metua. Ils sont nombreux mais ont tous à un moment ou à un autre, montré leurs faiblesses et leur ambition avant tout personnelle au détriment de l’intérêt général. Mon sentiment profond est qu’on est très mal. Le fait d’avoir porté Oscar Temaru au pouvoir est une grave erreur stratégique, dont il profite un maximum. Tous ceux qui ont leur photo dans le journal sont responsables et seront comptables devant l’histoire de cette grossière erreur. Pour ne pas que Flosse revienne au pouvoir, ils ont sacrifié la Polynésie française pour leur ambition personnelle et pour beaucoup, d’abord pour leurs profits personnels.
La majorité autonomiste de la population est perdue, elle n’a plus ses repères. Ce qu’elle constate, c’est que malgré un marasme économique ambiant et une aggravation régulière et irrémédiable de la situation, les élus autonomistes qui sont majoritaires à l’assemblée, n’arrivent pas à se mettre d’accord pour le pays, pour le peuple, pour la famille autonomiste en particulier. Ils sont petits et ont une vision courte de l’avenir. Ils doivent se dire « on va profiter un maximum des années qui restent et on verra bien ce qui se passera ensuite au renouvellement ». C’est mesquin et notre Polynésie française ne mérite pas cela.
Et surtout, c’est gravissime. Je ne sais pas comment on va s’en relever.
Restons positifs pourtant. On doit pouvoir trouver en dehors de cette liste etd e ces photos le sauveur.
Publié le 05/11/2009 à 04:13 par patriotes
Ces derniers temps, de façon quasi officielle, notamment sur les plateaux télés, on parle beaucoup de remaniement ministériel. Des noms sont donnés : Armelle Merceron, Frédéric Riveta, Moehau Teriitahi ou encore Teva Rofritsch. On se dit alors que c’est certainement pour installer à leur place des gens compétents, qui savent de quoi ils parlent, surtout au vu de la situation économique inquiétante de notre pays.
Même pas. Ils veulent remplacer ces ministres là, par d’autres, pourvu que les nouveaux ministres soient bien en cour, de ce parti ou de cet autre. Ce n’est donc toujours pas la compétence ou le savoir faire qui prime. Non, c’est simplement le copînage, être bien avec GTS ou Teina Maraeura par exemple pour que ces derniers restent dans la majorité. A ce rythme, on n’est pas sorti de l’auberge. En outre, Oscar Temaru devrait montrer l’exemple et diminuer le nombre de ministres, en redistribuant les ministères sur les ministres restant. Cela serait un bon signe donné à la population et serait surtout une mesure en conformité avec l’air du temps, air des économies, des efforts, des diminutions de dépenses de fonctionnement.
On verra ce que fera Oscar Temaru.
Sinon, on ne sait plus à quel saint se vouer et qui croire. C’est ainsi qu’on a fait tout un plat de la baisse annoncée du montant de la DGDE, qui serait diminué de plus d’un milliard. Tous ces jours ci, à part des problèmes judiciaires de Gaston Flosse, on n’a parlé que de ça. Et vas-y qu’une mission va partir en France, conduite par le champion nouveau héraut de Morin, en l’occurrence le président de l’assemblée par accident, Philip Schyle. On a même entendu monseigneur Bouissou annoncer haut et fort qu’à Paris, il allait parler très fort voire même qu’il allait taper sur la table. Tout ce cinéma était en fait de la poudre aux yeux, de la fumée pour détourner l’attention de la population des vrais problèmes sociaux, puisqu’il semblerait que finalement, le DGDE resterait au même montant annuel, soit près de 18 milliards de Fcfp. Ils n’hésitent pas à agiter la main droite pour capter l’attention du chaland, tout en remuant la main gauche pour se remplir les poches. Ainsi, si la DGDE devait rester inchangée, pourquoi envoyer une mission à Paris avec des frais de transport, des frais de bouche, des frais de mission, des frais d’hébergement, etc… etc… Saura-t-on combien cette mission va nous coûter ?
Pire encore, si jamais ils ont avalé ces couleuvres de la baisse de la DGDE sans en voir vérifié la provenance et la fiabilité, alors, c’est qu’ils sont pire que tout, prêt à tout pour rester à leur poste et leur incompétence serait alors prouvée d’une façon irréfutable.
Qu’en pensez-vous ? Info ou intox pour détourner l’attention du peuple.
Publié le 03/11/2009 à 03:43 par patriotes
Les élites de Polynésie française sont complètement déconnectées de la vie courante et ordinaire.
En effet, eux n’ont pas à s’inquiéter de leurs fins de mois, ils perçoivent leurs indemnités, très fortes d’élus à l’assemblée pendant tout le temps de la mandature et se battront donc, becs et ongles, pour être bien placés sur les grosses listes afin d’être reconduits pour une nouvelle mandature lors du prochain renouvellement de l’assemblée. Ainsi aussi, on a pu lire que l’un de leur sujet prioritaire est la pose d’un câble sous marin, afin de relier la Polynésie française aux autres pays du Pacifique sud, et même, aux Etats Unis, même si pour ce pays là, rien ne serait encore fait, c'est-à-dire, qu’aucun accord n’a pu encore être trouvé pour accéder au territoire des Etats Unis, malgré le super ministre tavini de l’économie numérique, un bien grand mot pour son égo au ministre. Ce câble sous marin, qui va coûter la bagatelle d’une dizaine de milliards de Fcfp, va certainement améliorer l’ordinaire de la grande majorité des polynésiens, notamment ceux et celles qui n’ont pas encore Internet. Une dizaine de milliards pour le bien être d’une minorité dirigeante et pas bien pensante.
Et alors qu’on entend parler de tous ces milliards, dépensés au nom de la collectivité qui se demande ce que elle, va y gagner avec ce câble sous marin, dans le même temps, voilà qu’on découvre que des jeunes adolescents vivent dans des conditions terribles, se débrouillent comme ils peuvent pour survivre, si c’était des chiens, il y aurait sûrement eu une association de défense des animaux pour s’occuper d’eux. Je veux parler ici de cette adolescente qui a écrit ce texte terrible sur les conditions dans lesquelles elle vit, à Sageco ou à Kosovo, à Faaa. Je veux parler aussi de cette autre adolescente qui se nomme Maeva et dont l’histoire est aussi sortie dernièrement.
D’un côté, 2 jeunes filles qui survivent comme elles le peuvent, dans un environnement qui ne veut pas d’elles. De l’autre, des élites qui vivent dans un environnement douillet, qui n’ont pas à s’inquiéter des lendemains et qui mettent près de dix milliards dans un projet qui ne pourra même pas nourrir le peuple ou du moins, la partie du peuple qui meurt de faim.
Quel contraste !! D’un côté, on trouve des milliards pour son plaisir intellectuel et pour pouvoir dire, je suis le ministre de l’économie numérique, c’est grâce à moi que une minorité de la Polynésie française va se connecter plus vite avec le monde. De l’autre, des jeunes, on parle de 2 jeunes, mais les responsables de A Tia I Mua ont lancé l’autre jour, avec raison, un cri d’alarme pour signaler aux élites que la misère sociale polynésienne est une forte bombe à retardement si l’on n’y prend pas garde. D’un côté, des milliards pour un câble sous marin. De l’autre, combien pour aider notre jeunesse qui se meure à constater que les élites ne s’occupent pas d’elle.
Les milliards du câble ne rendraient-ils pas des services inestimables à notre jeunesse si on les élites et le ministre de l’économie numérique les mettaient pour financer les services sociaux ?
Publié le 29/10/2009 à 23:55 par patriotes
Le peuple polynésien pourra-t-il éliminer par leurs votes les élus actuels de notre assemblée représentative ? C’est une question capitale, car, ce sont les mêmes qu’on voit depuis des décennies souvent, diriger notre pays et le mener sans sourciller droit dans le mur. Cela fait des décennies que l’on gaspille les deniers publics, que l’on profite de la situation pour améliorer son cadre de vie, n’est-ce pas Jacqui Drollet), que l’on ne voit que le bout de son pito plutôt que de réfléchir à l’avenir. Il y en a marre. L’exemple des problèmes de l’assurance maladie est un bon exemple. Cela fait des années et des années que l’on signale les difficultés à venir, que l’on fait les propositions pour sauver le régime. Mais rien n’y a fait, il y en a toujours qui disent qu’il ne faut rien changer et qu’après eux finalement le déluge. Et aujourd’hui, alors que cette fois, ça y est, on y est, dans le mur, il faut des mesures brutales pour tenter de sauver quelque chose.
Parlons- en de l’agriculture. On a fait du coup par coup. Le nono c’est bon, allons-y dans le nono. Le pamplemousse c’est bon, allons y vers le pamplemousse. Et c’est tout à l’avenant. Pas de programme suivi et de milliards injectés dans la filière au fil des années, tout cela pour au final, arriver à peine à 10% de couverture alimentaire. Quel gâchis ! Mais cela n’inquiète pas nos dirigeants. Et c’est pareil pour les autres filières du secteur primaire.
Une catastrophe qui risque de perdurer si notre peuple replace les mêmes incompétents ou les mêmes girouettes sur les sièges de représentants. Voilà le vrai problème, notre peuple est tellement crédule qu’il est prêt à avaler des couleuvres pourvu que les promesses soient belles.
L’assemblée doit être renouvelée en 2013. D’ici là et rapidement, il faut que l’offre se précise, car avec tous ces partis créés depuis longtemps ou récemment, on retrouve des gens qui sont là depuis longtemps et qui ne connaissent que le système des copains et des coquins. Ces gens là, on n’en veut plus.
Alors, il faut un grand coup de balai avec l’incertitude de la crédulité de nos populations.
A méditer.
Publié le 29/10/2009 à 07:08 par patriotes
Une fois de plus, Oscar Temaru s’est fait le champion de l’agriculture en particulier et du secteur primaire en général. Il le dit, le répète, l’assène, il faut planter, planter, planter, il faut pousser le secteur primaire pour donner du travail aux jeunes.
Magnifique, formidable. Mais, ce sont des mots, juste des mots, du chalala comme on dit. J’en ai la preuve formelle.
Il faut d’abord savoir que Hitiaa, malgré son maire délégué illustre, en l’occurrence, le ministre au cabinet de toilettes de luxe, est en quelque sorte une commune sinistrée. Heureusement, il nous a sorti de son chapeau un projet de complexe sportif qui va certainement aider la population à manger et à mieux se porter. Commune sinistrée parce que quasiment rien, je n’ose pas dire rien même si je le pense, n’est proposé à la population, aux jeunes en particulier.
Au niveau d’une de nos associations, nous avons pensé à profiter d’un nom connu dans le monde entier, le nom de Bougainville qui est le premier navigateur français à avoir foulé Tahiti, à Hitiaa justement. En terme de communication, ce nom peut être une locomotive pour notre village. Nous avons donc préparé un gros dossier de fond, que nous avons développé et fourni des arguments sur le pourquoi du comment. L’idée étant de donner de l’activité aux gens, ces activités sont axées vers la mer, mais également vers la montagne et le tourisme vert. Nous avons remis des dossiers aux élus de la commune, à l’administrateur d’Etat des IDV ainsi qu’au président du gouvernement. Une première réponse nous a été faite par GTS encore président en décembre 2008. Il nous renvoyait vers les autorités communales, à croire qu’il ne sait pas que les communes n’ont pas d’argent pour les projets de ce genre. Car pour ce projet, il est vrai que nous sollicitions une aide d’une vingtaine de millions pour développer nos axes de travail. GTS a sauté et Oscar Temaru s’est installé au pouvoir. Chance, car justement lui n’arrête pas de dire qu’il faut aller vers le secteur primaire, ce qui est justement notre cas.
On lui a fait parvenir vers la fin février 2009, un nouveau dossier, avec une demande de rendez-vous pour lui exposer les tenants et aboutissants de notre projet de développement durable. Pas de réponse de sa part. Nous l’avons relancé au mois d’août. Jusqu’à aujourd’hui, toujours rien de sa part. Je me dis donc qu’il se fout du secteur primaire et que tout ce qu’il dit n’est que de la poudre aux yeux. Décevant, car au moins sur ce point là, j’ai presque crû en lui. Ce serait pire et très mesquin s’il ne répond pas parce que c’est Emile Vernier qui le sollicite. Car, il faut bien qu’il se mette dans la tête que ce n’est pas Vernier qu’il pénalise, mais tous ces jeunes qui n’attendent qu’une chose, qu’on s’intéresse à eux. Avec Jacqui Drollet, il forme un couple super, grâce à eux, notre pays s’enfonce dans le marasme. Ils ne l’ont toujours pas compris. Avec Bouissou, ce sont les nouveaux champions de la méthode Coué.
Demain, on parlera de la longue lettre ouverte à Oscar Temaru publiée aujourd’hui dans les Nouvelles.
Publié le 27/10/2009 à 21:23 par patriotes
Bonjour,
C’est vrai que la campagne de communication de la secte du Mont Thabor est étonnante, surtout avec leur VIP qu’est Oscar Temaru. L’agriculture bio, c’est bien, mais il faut aussi quand même mettre de l’argent pour notamment acheter des broyeurs, composteurs, décanteurs, etc… Oscar Temaru se dit défenseur de l’agriculture en particulier, du secteur primaire en général. J’ai la preuve que ce ne sont que des mots, j’en parlerai demain. Pour l’agriculture bio, il faut attendre quelques jours encore, puisque le budget 2010 devra être voté avant le 31 décembre. On verra bien si ses actes suivent ses dires et si le budget va prévoir les millions nécessaires au développement de cette agriculture. Il faudra aussi me prouver qu’à Faaa, chaque semaine, les enfants qui mangent à la cantine ont un jour au moins du maa tahiti. Je n’en ai pas entendu parler, mais tant mieux si c’est vrai.
Par contre, de plus en plus, j’ai l’impression que nos élus politiques s’occupent de moins en moins, voire plus du tout des p’tites gens. A l’époque, on entendait dire que Rere était le champion des p’tites gens. Aujourd’hui, j’ai l’impression, voire je suis sûr que les plus faibles de nos concitoyens sont abandonnés à eux-mêmes et le développement de la culture et de la vente du paka abonde dans ce sens. Les politiques ne font rien pour sortir cette partie importante de notre population des difficultés auxquelles elle est confrontée, ils se tournent malheureusement, vers le paka pour s’en sortir. L’emploi diminue, le nombre de touristes diminue, les finances sont en régression, on l’a dit, tout va mal.
Cette attitude de nos élus est très préoccupante, car ils agissent comme si ils se disent qu’il faut tirer un maximum de leur mandat. On assiste alors aux magouilles et au vagabondage politique d’un groupe à l’autre de l’assemblée, au mépris de toute idéologie.
Nous ne sommes que 270000 habitants dans un pays grand comme l’Europe, que l’on qualifie parfois de paradis sur terre. Ce paradis a des côtés obscurs et cette obscurité est de la responsabilité des élus qui ne cherchent pour la plupart que leur intérêt personnel. A Hitiaa, je côtoie des jeunes ou moins jeunes dont je me demande parfois comment ils arrivent à survivre, sans moyens réguliers. J’ai une quinzaine de jeunes qui ont fait une demande de carte de pêcheur professionnel pour ensuite, éventuellement, demander un coup de main au territoire. Ce qui est démotivant, c’est quand même quand on voit les remises de matériels à la télé, sachant que les bénéficiaires sont souvent des personnes qui ont des revenus. Je peux citer un exemple d’un pêcheur qui cherche ses revenus familiaux grâce à un bateau de 9 pieds, cad qu’il risque à chaque sortie de chavirer. Et souvent, il va à la pêche avec son épouse ou son fils. Je trouve qu’il est vraiment courageux et j’ai eu l’occasion de dire au ministre que voilà une personne, voire une famille que le territoire doit aider.
De tout ce qui précède, j’en arrive à la conclusion que j’espère qu’au prochain renouvellement de l’assemblée, n’y restent que les personnes soucieuses de l’intérêt général et que tous les saprophytes et autres pique assiettes soient balayés par le verdict populaire.
Bonne journée.
Publié le 25/10/2009 à 04:44 par patriotes
Le Président Gaston Flosse s’est exprimé dans les colonnes de la dépêche ce vendredi 23 octobre 2009. Je pense qu’il était temps qu’il le fasse, car, j’avoue que c’est incroyable tout ce qui lui tombe dessus.
Bien sûr, je suis sûr qu’il a commis des erreurs, car quand on atteint le statut qui était le sien avant 2004, on est comme Dieu, on décide, sur un claquement de doigts, on fait la pluie et le beau temps. Normal que ce pouvoir lui soit monté à la tête. Normal aussi qu’il ait un perdu la notion de réalité.
La responsabilité de l’Etat est capitale dans le parcours chaotique de Gaston Flosse. L’Etat avait besoin d’un leader dans le Pacifique pour faire taire les opposants du nucléaire. On peut dire que l’Etat a mis le paquet pour acheter ce leader qu’était Gaston Flosse. L’Etat a été peu regardant sur l’utilisation des fonds qu’il faisait couler dans notre pays. Il fallait tant de milliards pour obtenir le silence polynésien, ces milliards, Gaston les avait, il les obtenait sur simple intervention décisive de Jacques Chirac.
Et aujourd’hui, plus de pouvoir, plus de Chirac, plus de milliards, et on arrive à la situation que nous connaissons. A qui la faute ?
Par contre, là où on se pose des questions, c’est quand ce sont les seconds couteaux qu’on emprisonne, comme Melba ou Jeffrey. C’est à croire que la justice en veut à tous les proches de Gaston Flosse. Il est vrai que cet acharnement installe un doute sur la neutralité de la justice, dont il faut rappeler que c’est bien le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui en est le chef. Il suffit que Sarkozy donne un ordre pour que les responsables de la justice, qui ne veulent pas être sanctionnés, l’exécute. On sait aujourd’hui qu’il est capable de tout, il n’y a qu’à suivre ce qui s’est passé pour le prince Jean, son fils, dans l’affaire de la présidence de l’EPAD.
Du temps de Flosse, c’est sûr, cela allait mieux, mais parce qu’il y avait de l’argent de l’Etat, chose qu’il n’y a plus aujourd’hui. Ce sont des milliards et des milliards qui ont été déversés sur le fenua. J’ai l’impression qu’une partie de ces milliards a servi pour l’intérêt général, pour construire ceci ou cela. Par contre, j’ai l’impression aussi que Gaston Flosse a manqué de vision pour l’avenir, en ne prévoyant finalement pas les difficultés d’aujourd’hui. J’ai l’impression aussi que parmi les milliards déversés, il y en a qui n’ont pas été utilisés à la destination normale. Mais ce n’est qu’une impression, sauf que nous sommes dorénavant dans une situation difficile.
Ce qu’il nous faut, c’est un Flosse humble, qui retourne à la rencontre de son peuple au marché ou dans la rue, qui n’écoute pas seulement ses conseillers profiteurs, eux qui ne vivent que grâce à lui, car ne l’oublions jamais et lui surtout ne doit pas l’oublier : « tout flatteur vit au dépens de celui qui l’écoute ». Flosse était entouré de flatteurs dont on connaît les noms, qui lui serinaient à l’oreille : « ne t’inquiète pas, tout va bien au Tahoeraa » et il les a crus et le Tahoeraa est tombé. C’est un Flosse humble qu’on veut et dont la Polynésie a besoin.
Publié le 20/10/2009 à 23:49 par patriotes
Oui, tu as raison, on est dans la merde, et on y a mêmes les deux pieds.
Ca, on le sait depuis quelques années.
Mais, ce qu’il y a de plus ahurissant, c’est quand même de voir nos élus de l’assemblée continuer de faire comme si. On a GTS qui ne sait plus trop quoi faire, lui qui a réussi tout de même le tour de force de passer de 27 élus à 13 qui lui restent « fidèles » pour le moment. Là, il bat même Gaston Flosse il me semble, et cela montre biens la versatilité de nos élus. Ce qui les intéresse finalement ce n’est pas tant le fait de gouverner, de décider, non, ce qui les intéresse en premier, c’est d’abord de se remplir les poches, de chercher comment ils peuvent accéder aux postes de responsabilité pour se les remplir au maximum. Bien entendu et heureusement, il y en a qui sont là pour le territoire, mais la majorité, c’est pour leur poche. Et l’attitude des îliens est exemplaire. Ils le disent même, ils l’avouent, eux ce qu’ils cherchent, c’est vraiment leur intérêt, le reste, ils s’en foutent presque.
En plus, l’attitude des juges et de la DNIF est là aussi exemplaire. Après avoir laissé faire pendant des années, voilà que tout d’un coup, on a l’impression qu’il n’y a plus de fin et que tout ce qui a été fait toutes ces années est sujet à examen, à caution, à magouille. C’est incroyable. A ce train, on ne va jamais s’en sortir.
Pour en revenir aux problèmes de l’assurance maladie, j’ai l’impression que cette fois encore, on ne va faire que du rafistolage, qu’on ne va faire que colmater le problème du déficit de cette année, sans se rendre compte que l’année prochaine, cela va encore empirer. Je pense que Armelle Merceron est très mal conseillée, on se demande qui tire les ficelles derrière son dos. En tous cas, cette frilosité à s’occuper des problèmes au fond risque bien de mettre encore plus en difficulté la CPS, dont soit dit en passant, d’après un médecin, les employés ont obtenu, malgré la crise, une augmentation de 5000 F de salaire. Pas mal pour des gens qui n’existent que grâce aux cotisations de la population.
J’attends avec impatience malgré tout les décisions définitives qui seraient prises ce vendredi pour savoir à quelle sauce l’assurance maladie va être mangée, sachant qu’il y a des solutions structurelles et que ces solutions ne peuvent passer que par une solidarité de tous. Bien entendu, le gouvernement doit aussi y aller de son effort. On en parlera plus tard.
Publié le 16/10/2009 à 19:21 par patriotes
Bonjour et merci pour l’analyse pertinente sur l’affaire du King Tamatoa. Bien sûr, c’est une affaire de gros sous et c’est vrai que l’on a dit que le fils d’Oscar était partie prenante dans cette affaire.
Si nous parlions aujourd’hui du déficit de l’assurance maladie gérée par la CPS.
On dira que depuis 1968, les prestations offertes par la CPS, notamment donc cette assurance maladie et la retraite, ont été largement bénéficiaires au vu de la population concernée, surtout en ce qui concerne la retraite d’ailleurs. Et puis, en 1995, Flosse a mis en place la couverture maladie universelle, appelée la PSG, qui permet quasiment à tous les polynésiens d’être couverts pour le risque maladie. Avec cette PSG, a été instauré aussi le tiers payant, cad que le malade ne règle plus la totalité de sa facture, mais seulement les 20% pour le moment. En plus donc, le carnet rouge a été mis en place pour permettre la prise en charge à 100% de certaines maladies.
Tout cela pour dire que grâce à Flosse, il ne faut pas l’oublier, la Polynésie française a obtenu avant la France même, un système de santé performant, accessible à tous, viable grâce aux réserves et aux placements effectués à l’époque et qui rapportaient de l’argent. Souvent ainsi, j’entends des personnes me dire que c’est super, que c’est gratuit. Ces personnes oublient, mais peut-être ne le savent-elles pas, qu’il faut bien que quelqu’un paie. Pour la retraite, je me rappelle avoir tiré la sonnette d’alarme il y a quelques années et m’être fait traiter d’imbécile et d’autres noms d’oiseaux. J’avais raison avant l’heure.
L’année prochaine, le nouvel hôpital devrait être opérationnel et avec lui, l’offre de soins va encore augmenter et bien évidemment, les dépenses avec. Sans doute y aura-t-il des évasans en moins, encre faudrait-il qu’on nous dise le bénéficie retiré.
Que constate-t-on aujourd’hui ?
- Nous avons un système de santé performant.
- La population polynésienne vieillit, l’espérance de vie est passée de 58 ans en 1960 à presque 80 ans en 2010.
- Avec le nouveau mode de vie polynésien, nous bougeons moins et des maladies nouvelles frappent la population : obésité, maladies cardio vasculaires, etc…
- Le salariat semble avoir atteint un sommet et même régresse et du coup, les cotisations sont moins nombreuses pour financer la protection sociale.
Tout cela et la liste pourrait s’allonger pour dire que aujourd’hui, nous n’avons plus les moyens d’avoir la santé que nous avons, sauf à ce que le gouvernement participe massivement à son financement.
Le gouvernement, dans lequel d’ailleurs il faut remarquer que les conseillers techniques en font partie quel que soit les ministres concernés, c’est bizarre quand même, puisqu’il y a échec sans sanction pour ces mêmes conseillers techniques malgré leur incompétence, donc ce gouvernement rejette toujours la faute sur les professionnels de santé, sans jamais se regarder le pito. C’est pourtant lui qui fait les lois qui régissent la CPS. C’est donc bien le gouvernement quia fait qu’on en est là aujourd’hui. Si cette politique de santé était à l’époque viable, il n’en est plus rien maintenant et faute de s’occuper sur le fonds de ces problèmes, la bombe sociale lui pètera tôt ou tard en pleine figure.
Mes propositions sont :
- augmentation des cotisations sociales
- passage dans l’immédiat du ticket modérateur de 20 à 30%
- instauration d’un ticket modérateur à 10% pour les longues maladies, médicaments et médecins
- exigence des médicaments génériques dès lors qu’ils existent
En ce qui concerne la retraite, il est urgent aussi de revoir les conditions de départ à la retraite.
Voilà, le débat ne fait que commencer, mais le gouvernement doit s’armer de courage, nous sommes dans un temps où ce sont désormais des mesures qui ne vont pas plaire qu’il faut prendre.
Le temps des vaches maigres est arrivé.
Qu’en pensez-vous. Faites des propositions.
Publié le 15/10/2009 à 21:04 par patriotes
Après les mots de Oscar Temaru dans la presse hier, avec sa bonne méthode Coué, voilà que c’est au tour de Gaston Tong Sang de s’épancher dans les colonnes des médias. Un long entretien qui malgré sa longueur, ne nous nous pas beaucoup de vision sur l’avenir et la manière de sortir notre pays de cette apathie dans laquelle nos hommes politiques se trouvent. Enfin, il faut faire avec malgré tout.
Donc, pour GTS, c’est bien l’affaire du King Tamatoa qui occupe ses pensées en ce moment, et il voir derrière l’attitude de Bill Ravel, la main d’Oscar Temaru qui cherche à le déstabiliser. Bon, d’un côté, c’est un peu normal, entre hommes d’affaires, car Oscar en est bien un, il faut s’entraider. Depuis des semaines, on nous dit que ce bateau va être déficitaire, qu’il va beaucoup consommer, qu’il va vite faire faillite, qu’il y a des risques par grosse mer, etc… etc… Voilà même que des arguments contre viennent de France. Il y a une chose que je ne comprends pas bien : c’est pourquoi GTS s’acharne-t-il contre ce projet, alors qu’il n’y en a pas d’autres à court terme, le projet des armateurs ne pouvant voir le jour avant 2013 ? Effectivement, à défaut, peut-être que ce bateau peut faire l’affaire pour le tampon. Ou alors, il y aurait en sous main, des enjeux financiers qu’on ne veut pas avouer à la population. Bizarre, bizarre…
La conclusion de GTS c’est que c’est une campagne politique contre lui.
Le deuxième point qui retient mon attention, c’est cette affirmation comme quoi il pèserait toujours 60000 voix. Voilà une affirmation qui est gratuite, car après tout ce qui s’est passé à l’assemblée depuis ces dernières années, je doute tout de même que les 60000 voix qui se sont portées sur la liste GTS, surtout par dépit, puisse à nouveau se retrouver sur la même liste, après tous les atermoiements auxquels on a assisté. Il y a les îliens qui n’ont jamais été aussi boulimiques. Il y a aussi Bouissou qui a complètement oublié ses affirmations passées et qui n’attend plus qu’une chose, adhérer au Tavini pour espérer garder sa place dans la future assemblée.
Enfin, ce que je retiens aussi et surtout de GTS, c’est bien sûr le glissement idéologique qui aurait dû se faire dès le lendemain des élections, à savoir que notre pays est et reste autonomiste et que donc, c’est aux autonomistes de le gouverner. Du coup GTS n’exclut pas de faire une majorité existante sur le papier avec le Tahoeraa, reste pourtant à s’entendre sur le nom du président. Et c’est là que les choses sérieuses commencent. Car, de cet entretien, il transparaît que pour lui, c’est GTS, qui compte le plus d’élus, qui doit être président. Il me semble qu’à aucun moment, il n’envisage de mettre quelqu’un d’autre. Il est vrai que désormais, la position d’Armelle Merceron est difficile. Entre son affaire devant la justice et le fait qu’elle appartienne désormais à un groupe politique proche du Tavini, je ne vous malheureusement plus comment elle peut être une alternative à la sortie de crise de notre pays. Quel dommage !!!
Je pense et j’espère donc que ce gouvernement qui a montré ses incapacités et son incompétence à gérer la crise soit renversé le plus vite possible, avec cependant toujours ces leitmotivs, par qui et pour quoi !!!