Publié le 05/08/2009 à 02:55 par patriotes
Ainsi donc, son dossier prioritaire du moment, ce n'est pas les états généraux de la Polynésie française. Non, manifestement, il n'en a rien à faire. Ce n'est pas non plus la situation catastrophique de l'économie polynésienne : le pain va augmenter, l'essence et le diésel ont déjà augmenter, bien sûr, l'EDT va se jeter sur la hausse de ses prix comme un affamé sur un bon steak, le peuple a mal, mais Oscar Temaru n'en a que faire. Non, lui, ce qui lui importe, c'est sa place au Forum du Pacifique sud et il s'est offusqué qu'en tant que président de notre pays, il n'aie pas été invité à paryiciper à la retraite des chefs d'état, eux qui vont profiter de ce huis clos pour évoquer des dossiers qu'ils n'évoqueront certainement pas en assemblée plénière. Offusquà il est de ne pas avoir été invité à y participer à cette retraite, lui, l'indépendantiste qui n'est arrivé au pouvoir que profitant de la désunion des forces autonomistes majoritaires à l'assemblée.
Décidément, on se demande si on a les mêmes priprités que lui et c'est là qu'on s'aperçoit du décalage qu'il y a entre les gens une fois élus et leurs promesses de camapgne.
Et il nous sort, à ce qu'il paraît, un nouveau lapin de son chapeau qui il faut le savoir, sembe être très profond. Ainsi, son nouveau rêve serait un passeport océanien. Mais à quoi cela va-t-il servir ? Lui qui possède déjà 2 passeports (un néo zélandais et le français), alors que nous n'avons que le seul passeport délivré par la France, que cerche-t-il encore avec un passeport tout juste digne d'une république bananière ? Nous n'en sommes pourtant pas encore là.
Encore un signe profond du décalage entre Oscar Temaru et le peuple. Est-ce que son passeport s'il était mis en place améliorerait la vie quotidienne des polynésiens ? Ce passeport du même style finalement que celui mis en place à l'époque par Tetua Mai permettra-t-il aux polynésiens de franchir plus viote et plus facilement la douane aux states ? J'en doute.
Au final, il me semble que ce lapin là, c'est uniquement pour se faire mousser, pour qu'on parle de lui, l'oublié de la retraite des chefs d'état du Pacifique sud. Avec cette fausse bonne idée, les médias ont parlé de lui, il a sûrement fait la une des journaux, surtout ceux des tous petits états, les plus pauvres.
A côté de cela, il n'a même pas daigné participer au sommet France Océanie qui s'est tenu à Noumea. Je pense que si Sarkozy avait été là, il se serait jeté dessus comme un mort de faim, mais ce sommet a été présidé par Kouchner, ce qui n'est pas digne de son niveau.
Où nous entraîne-t-il donc ?
Publié le 31/07/2009 à 07:46 par patriotes
Bonjour.
Très intéressante analyse sur les raisons qui peuvent nous pousser à rester français et aussi sur l’histoire de notre pays et de ses populations.
C’est un fait, si nous en sommes là aujourd’hui, si la Polynésie française est toujours j’en suis sûr, un pays envié de beaucoup, c’est en grande partie à nos anciens que nous le devons. Certains d’entre nous, portent des noms à consonance popaa pour la bonne et simple raison que leur maman ou leur ancêtre maternelle s’est mariée avec un visiteur arrivé sur un bateau. D’autres qui descendent d’un ancêtre paternel portent eux un nom à consonance tahitienne, puisque au mariage, cet ancêtre a lui, conservé son nom de famille. Mais, au final, que nous ayons un nom à consonance tahitienne ou européenne, l’important, c’est ce qu’il y a au fond du cœur, si nous aimons vraiment ce pays. C’est le cas pour la grande majorité à n’en pas douter.
Nos ancêtres ont fait ce qu’ils ont pensé juste. Pomare V a jugé bon, forcé ou non, de faire don des îles à la France. C’est notre histoire, sur laquelle, je pense, nous n’avons pas à revenir.
Depuis 1977, petit à petit, la France qui décidait de tout auparavant, à lâché du lest, accordant une autonomie de plus en plus grande. Et maintenant, la Polynésie française est un pays d’outre mer qui se gouverne librement et démocratiquement. Cette Polynésie française peut même si elle le souhaite, jeter l’argent par la fenêtre, gaspiller cet argent, elle qui n’a pas les ressources de nos fetii les calédoniens. Depuis 1977, nous, du moins nos gouvernements, avons montré que nous sommes incapables de gérer au mieux les fonds que nous avons reçus (il serait d’ailleurs intéressant de connaître combien de milliers de milliards nous avons reçus depuis le CEP). Et aujourd’hui, alors que l’argent facile de la métropole, c’est fini, il faudra s’attendre à des périodes difficiles.
Faut-il rester français ? Oui, sans doute. Notre histoire, nos histoires à chacun, notre cœur nous poussent à rester français, mais il faudrait vraiment que nos dirigeants soient plus intègres. Ils parlent, parlent, promettent, mais finalement, comme ce n’est pas eux qui paient de leur poche, rien ne change. Et il ne peut en être autrement, puisque tous ceux qui aident Oscar Temaru à couler notre pays, n’existent que grâce à Flosse.
La grande question est : le peuple sera-t-il capable de sanctionner les dirigeants actuels qui sont incapables d’une bonne gestion en bon père de famille ?
Cette question est taraudante.
Publié le 25/07/2009 à 21:54 par patriotes
Bonjour.
C’est évident, une agriculture forte est nécessaire pour l’avenir de tout pays. C’est un secteur pourvoyeur d’emplois et surtout, il permet en finalité, une autosuffisance alimentaire et une moindre dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
En ce qui concerne la Polynésie, les autorités nous ont avoué récemment que la consommation locale correspond à moins de 10% de la consommation totale, ce qui signifie qu’on ne produit presque rien.
La grande question, c’est quand même comment on a pu en arriver là, alors que ce sont des milliards et des milliards qui ont été déversé dans le secteur depuis toutes ces années. Ce serait d’ailleurs intéressant qu’on puisse nous dire le nombre de milliards de F dont a pu bénéficier le secteur de l’agriculture depuis l’arrivée du CPE et la fin du travail traditionnel dans les faapu ou la pêche dans notre pays. J’imagine bien que ce nombre doit être faramineux et là, se poserait alors la question du contrôle de l’efficacité de la masse de personnes travaillait dans le secteur ou dans sa galaxie.
Sur le sujet, j’ai depuis quelques années, des idées pour améliorer le système.
En premier lieu, je pense que l’agriculteur polynésien, non formé pour cela, ne doit pas se préoccuper de la vente de ses produits. Pour se faire, je pense qu’une centrale territoriale devrait se charger de l’achat de l’ensemble des productions de tel ou tel archipel, en sachant aussi que cette centrale devrait se charger de la commercialisation avec des prix fixés partout pareil.
En second lieu, je pense que le premier acheteur de ces produits dont la qualité devra quand même être d’un bon niveau, devrait être l’ensemble des écoliers qui mangent chaque jour de la semaine dans les cantines scolaires. Cela représente un marché de l’ordre de 50 à 70000 consommateurs de produits frais ce qui devrait assurer presque toute l’année, un écoulement des stocks produits, sans compter qu’ainsi serait redonné aux enfants le goût de manger des produits frais plutôt que du macdo. Bien sûr, cela risque d’être difficile au début, mais à force d’insister, je ne doute pas que cela change les mœurs de notre société.
En étant assurés de vendre leurs produits sans se préoccuper de la commercialisation, je ne doute pas que les agriculteurs ne trouvent pas leur compte et que cette filière redevienne attractive pour les jeunes. De la terre, il y en a encore pas mal pour planter, les PGA doivent protéger les terres pour les agriculteurs.
Qu’en pensez-vous ?
Publié le 24/07/2009 à 22:51 par patriotes
Bonjour.
Désolé pour le long silence, mais entre des ennuis de santé (déchirure qui fait très mal) et un voyage familial aux states, je n’ai plus pu me connecter pendant les 3 dernières semaines et cela m’a beaucoup manqué.
L’actualité est pourtant riche, entre ces états généraux de l’outre mer pour lequel je me suis inscrit dans 2 ateliers, les ennuis de Gaston Flosse, les ennuis de santé de Oscar Temaru dont on se demande quand la chasse au remplacement va être ouverte et qui sont les postulants, la situation économique de notre pays, bref, il y a de quoi dire et écrire.
On s’était quitté sur le débat sur l’autonomie et l’indépendance.
L’autonomie, on sait ce que c’est, même si on ne sait pas faire puisque cette autonomie dont on nous dit qu’elle est la plus large possible, on l’a, ou plutôt, nos hommes politiques l’ont galvaudé, nous entraînant dans la situation que nous connaissons. On a vu que dans le cadre de l’autonomie, avec l’aide financière de la métropole, le niveau de vie de la Polynésie française est le même que celui de la plupart des pays du Pacifique sud. Que se passera-t-il en cas d’indépendance notamment au niveau de la vie des polynésiens ? Quelle serait alors la participation de la France dont on connaît aussi l’état des finances actuellement ? La France serait-elle encline à continuer à donner des milliards qu’elle voit le plus souvent distribués à quelques uns, aux copains comme aux coquins ?
Telles sont des questions qu’on peut se poser afin d’entamer notre débat.
Pour rattraper le retard, on se retrouvera demain matin.
Bises et merci pour votre compréhension.
Publié le 02/07/2009 à 17:53 par patriotes
Bonjour.
Merci pour le rappel historique sur le 29 juin, avec le fait tout de même que nous parlons bien du 29 juin et non du 29 mai. Je suis OK pour tout, avec cependant le fait que nous serions ridicules à changer la date d’une fête presque nationale au gré des changements de majorité. Ce serait, aux yeux du monde, plutôt puéril et indigne d’une fête que nous voudrions nationale. Je pense qu’il faut laisser la date telle quelle, le 29 juin et attendre que notre pays devienne indépendant, car sans doute le sera-t-il un jour, lointain pour moi, voire même très lointain.
Sinon, il me semble qu’un des débats qui n’a pas encore eu lieu est celui qui expliquerait ce que nous deviendrions en cas d’indépendance.
Actuellement, on sait bien ce que l’on a. Nous sommes un « pays » autonome, avec le mot pays qui n’a pas le sens habituel. Personnellement, je préfère encore le mot territoire, cela ne me gêne pas. Le statut précise bien que « la Polynésie française est un pays d’outre mer qui se gouverne librement et démocratiquement. Traduit en termes simples, je comprends cela comme la Polynésie française décide de ce qu’elle veut avec l’argent de la France. Combien la France donne-t-elle par an ? Il me semble que les transferts financiers dépassent les 70 milliards. Est-ce cela ? C’est donc beaucoup d’argent. Grâce à ces transferts, la Polynésie française fait partie, même si ce n’est pas basé sur un développement réel, des pays bien dotés, pour le Pacifique, directement après l’Australie et la Nouvelle Zélande, mais bien devant les Cook adorés d’Oscar Temaru. Avec l’autonomie, le niveau de vie s’est donc bien élevé, malheureusement pas avec la même vitesse pour tout le monde et c’est sans doute cela qu’il faut que nous nous échinions à changer. Il n’y a qu’à voir le nombre de 4/4 sur nos routes. Que l’on soit d’accord ou pas, force est de constater que avec l’autonomie, la Polynésie française a évolué dans un sens plutôt positif, même si trop de nos frères n’en profitent pas vraiment. Bien sûr, on dira aussi qu’avec cette autonomie, avec le CEP et le CEA chez nous, avec aussi Jacques Chirac, entre 1995 et 2004, les milliards de la France se sont déversés, plus que de raison ? sur notre pays et on a construit à tout va, oubliant souvent l’homme polynésien. Un des grands échecs de l’autonomie sera pour moi la faiblesse de la couverture de notre alimentation. C’est le ministre de l’agriculture lui-même qui nous a déclaré fièrement que nous produisions moins de 10ù de ce que nous consommions. Quand on pense aux milliards qui ont été injectés dans l’agriculture depuis toutes ces années, on se demande où ils sont passés et c’est vrai, on a l’impression, tout d’un coup, que les décideurs de l’agriculture se réveillent et découvrent les problèmes. J’espère qu’ils liront ton post qui me semble très bien écrit. Mais il risque de ne pas leur faire plaisir.
Donc, l’autonomie on sait ce que c’est, où on en est.
Un pays à bon niveau de vie, un fort PIB : près de 500 milliards en 2006, un bon PIB par habitant : plus de 1000000 F, en tous cas, un pays que beaucoup nous envient. Même si c’est loin d’être parfait, c’est pas mal quand même.
Nous essaierons de voir ce que serait notre pays avec l’indépendance.
Bises. A demain.
Publié le 01/07/2009 à 18:13 par patriotes
Bonjour.
Décidément, Rori, je ne peux qu’approuver tous tes propos et je me rends compte jour après jour, que tu en connais un rayon de la politique locale.
A propos du 29 juin, date choisie par le politique, à un moment donné, pour célébrer l’autonomie, mon opinion est que cette date a été choisie par une majorité de l’assemblée, elle a été commémorée depuis plusieurs années et régulièrement, qu’elle découle de la mise en place du statut d’autonomie de notre pays, que cette date est un jour férié depuis des années, et donc, il me semble que nous devions la garder. Car on n’imagine pas que dans un pays P, une date soit choisie par une majorité d’élus du peuple comme une sorte de fête nationale et que cette date soit remise en cause au moindre changement de majorité. Bien sûr, avec Oscar Temaru, il ne faut pas s’étonner qu’il remette en cause encore et encore cette date là. Il suffit de constater que, lors de leur visite à Raiatea, ils se sont retrouvés sur le marae pour faire je ne sais quoi, alors qu’il a fait inscrire le symbole de la croix catholique sur ses bulletins de vote. N’y a-t-il pas dans cette attitude ambigüe, matière à étonnement ?Et même Jacqui Drollet s’y est mis. Ca faisait un peu drôle tout de même.
Pour revenir au 29 juin, si Oscar Temaru, dès la mise en place, avait fait en sorte de bloquer les manifestations, pourquoi pas. Mais là, après une habitude prise librement et démocratiquement et pacifiquement, il faut laisser cette date telle quelle. Sans doute la changera-t-on le jour où il sera arrivé à ses fins, à savoir que notre pays serait devenu indépendant. Ce sera alors notre nouvelle fête nationale. Mais, comme il le dit lui-même pour faire taire les critiques, ce jour n’est pas encore arrivé.
Le pire, c’est que même s’il n’y en qu’un qui conteste cette date, les médias annoncent déjà que c’était sans doute la dernière fois que l’on fêtait le 29 juin comme fête de l’autonomie.
Tout cela est dû en fait à l’attitude des autonomistes, incapables de se mettre d’accord entre eux pour diriger notre pays. L’égo de Flosse, Bouissou et Tong Sang est tellement grand que chacun préfère propulser un Oscar Temaru dans le fauteuil plutôt que de voir l’un d’eux l’occuper. Incroyable tout de même. Ils sont comme des gosses qui s’amusent sans se rendre compte qu’ils sont en train de jouer aussi avec notre avenir.
Quand donc vont-ils comprendre qu’il faut arrêter de laisser les cartes entre les mains d’Oscar Temaru ?
Publié le 27/06/2009 à 05:08 par patriotes
Il l’a dit :
« La Martinique fait partie de la France et le restera. »
« La Guadeloupe fait partie de la France et le restera. »
« Sans les Antilles, la France ne serait pas la France. »
Formidable, puissant, profond. Nicolas Sarkozy a prononcé ces mots lors de sa visite aux Antilles. C’est clair et c’est net.
Dommage qu’il ne tienne pas du tout le même discours pour notre pays, la Polynésie française. Comme la Martinique et la Guadeloupe, la Polynésie française fait aussi partie de la France. Plus que les Antilles, il me semble que sans la Polynésie française qui a accepté, peut-être cotre son gré, par 3 voix contre 2 à la commission permanente, de faire de Moruroa, de Fangataufa et peut-être de tout le territoire, des terres nucléaires. Les dirigeants de l’époque nous ont bassiné que les essais étaient propres, qu’il n’y avait aucune crainte à avoir et aujourd’hui, ils crient au loup, ils déclarent qu’ils sont choqués, alors qu’eux, ils devaient bien en savoir plus que cela. Sans compter en plus tous nos anciens qui sont partis à la guerre défendre la mère patrie et qui y ont laissé leur vie, en terre étrangère parfois. Non, il me semble que la Polynésie française a plus fait, beaucoup plus fait pour la France que les Antilles et elle mérite, plus que les autres, l’attention, les oreilles, les yeux et la bouche du Président de la République.
Oscar Temaru s’est engouffré dans la brèche qu’a évitée Nicolas Sarkozy aux Antilles, à savoir de dire que pour ces états généraux, aucun sujet n’était tabou. Je suppose que dans la bouche de Sarkozy, cela supposait des sujets d’ordre économiques, sinon, cela serait très grave, car il y aurait alors plusieurs sortes de discours, selon que l’on est dans l’Atlantique ou dans le Pacifique. Et ce serait insupportable et indigne d’une grande nation et d’une grande puissance ex coloniale comme l’était la France.
Il faut dire que je comprends un tout petit peu les propos de ce Président de la République qui voit une majorité en voix comme en sièges à l’Assemblée, laisser l’exécutif au main d’un président indépendantiste minoritaire en voix comme en sièges. Cela, il faut le faire et je suis sûr que c’est une grosse erreur stratégique de leur part aux Flosse, Tong Sang, Bouissou, les autres n’étant là pour la plupart que pour être sur la liste de l’un et l’autre pour être réélu peut-être au renouvellement.
Bon long week end.
Publié le 25/06/2009 à 20:00 par patriotes
Bonjour.
Voici un courrier expédié ce jour aux médias.
Bonne lecture et bonne analyse.
Alors qu’il devrait être un rassembleur, le Président Oscar Temaru est en train de tenir des propos d’exclusion.
Un discours rassembleur aurait été de dire que le gouvernement allait faire des efforts, qu’un plan sur 10 ans ou plus allait être mis en place pour aller dans le sens du développement de notre pays. Bref, un discours fédérateur aurait été adressé à toute la population polynésienne, celle sui profite mais surtout, et en priorité, celle qui souffre.
Au contraire, il nous a ressorti son admiration pour les îles Cook, dont le statut formidable est surtout fait pour obliger un maximum de cookiens de s’expatrier vers la Nouvelle Zélande car ils ne trouvent pas chez eux ce qu’ils cherchent. Il demande donc à bénéficier des compétences régaliennes, celles qui ne peuvent être gérées que par l’Etat comme la défense ou la justice. Ce discours est fait normalement pour les 25 ou 30% des électeurs du Tavini qui croient encore dans ses promesses et ses rêves. Et les 75 ou 70 % du reste de la population, est-ce que eux aussi ont ou font les mêmes rêves d’indépendance ? Pense-t il raisonnablement que toute la population partage son idéal de retour à la pauvreté ou à la misère ? Je pense que non et j’en déduis que son discours divise la population alors qu’en ce moment, il faut plutôt une union sacrée pour tenter si c’était encore possible, de remettre notre pays sur de rails meilleurs.
Comme par hasard, c’est depuis 2004 et le premier taui qui ne s’en est pas avéré un d’ailleurs que tout va mal et de plus en plus. Et c’est depuis 2004 que tout en étant minoritaire, Oscar Temaru arrive malgré tout, jouant sur les divisions et les haines personnelles du camp d’en face, celui des autonomistes, vrais comme faux d’ailleurs, à se faire élire président de la Polynésie française, un nom qu’il déteste. Et la population déteste-t-elle aussi ce nom là ?
Car qu’on ne s’y trompe pas, tout est faussé dans notre vie politique du fait des rancoeurs personnelles. Flosse ne veut pas de Tong Sang, Bouissou ne veut pas de Flosse, Tong Sang ne veut pas de Flosse ni de Bouissou. Bref, c’est un cercle vicieux et pour que ne pas mettre l’un d’eux sur le fauteuil, ils installent donc leur pire ennemi d’hier pour éliminer leur ennemi d’aujourd’hui. Avec de tels comportements, ces apprentis sorciers font le lit de l’indépendance. Et on ne s’en sortira jamais, car les choses ne seront plus jamais comme avant, car Chirac n’est plus là pour donner les milliards que Flosse lui demandait. C’est fini.
A mon sens il nous reste 2 solutions.
La première, les autonomistes qui vont se retrouver le 29 juin sur la place de l’autonomie à Papeete, se mettent d’accord et se retrouvent autour d’un grand projet centré autour de la Polynésie et de son peuple. Alors, pour le pas retomber dans les erreurs que nous avons déjà connues, il faut vraiment changer et je lance un appel à ces élus de soutenir la candidature de Armelle Merceron qui elle, saura dépasser les partis et avec le soutien de toutes les bonnes volontés et sa formation d’économiste, devrait pouvoir changer de cap.
La deuxième, la pire, sera de faire le gros dos, d’attendre le renouvellement de l’assemblée en 2013 et prier pour que tous ces profiteurs soient balayés et sanctionnés par le peuple polynésien qui mérite quand même mieux que cela.
Le 25juin 2009
Emile Vernier
Publié le 25/06/2009 à 01:24 par patriotes
Il demande le ministère de la justice, de la défense, et encore d’autres compétences régaliennes, c’est-à-dire qui sont de la compétence de l’Etat. Incroyable d’en arriver là dans la situation où la Polynésie française se trouve, grâce à leur incompétence à tous : à eux qui ne sont intéressés que par les fonctions et surtout les avantages qui vont avec. Comment peut-on imaginer avoir la compétence de la défense par exemple avec tout cet océan qui nous entoure, une surface aussi grande que celle de l’Europe, pire, que de la mer et de l’océan. Je trouve personnellement ces demandes complètement hors de propos et ce n’est comme on dit que de la poudre aux yeux jetée aux électeurs du Tavini, environ 25 à 30% de la population, pour qu’ils acceptent bon gré mal gré la situation actuelle. Facile de dire que si nous avions ces compétences là, on pourrait faire mieux. C’est faux, archi faux et cela est de la fumisterie. A croire qu’au sein du Tavini, ils n’ont pas d’économistes ou d’analystes capables de leur faire comprendre à ces dirigeants, que tout irait mieux avec l’indépendance. Il suffit de regarder du côté des Iles Cook, les pauvres, qui ont plus d’habitants en dehors de ces îles qu’aux Cook même. Une ineptie.
Mais, les Nouvelles ont sorti hier des informations usagées, mais tout de même, qu’il convient de ne pas oublier. Ainsi donc, ils sont encore près d’une centaine à être mis en examen pour des emplois présumés fictifs du temps de la gouvernance de Flosse, du temps des milliards de Jacques Chirac. Je ne suis pas choqué d’une majorité de noms, des petites gens, qui ont touché des sommes de l’ordre de 100000 F pour récolter des adhésions pour le Tahoeraa Huiraatira. C’est ainsi que Bouissou avait récolté sur Faaa plus de 8000 adhésions, faisant croire à Flosse qu’il était très fort, et j’en ai été témoin, promettant la défaite de Oscar Temaru à la communale de 2001. On a vu ce qu’il en est advenu, mais avec de tels chiffres, Bouissou avait été bien placé sur la liste du Tahoeraa lors des territoriales. Flosse avait été à l’époque complètement berné par Bouissou.
Donc, parmi la centaine de noms mis en examen il est choquant de lire des noms comme ceux de Michel Buillard, Bouissou, Bruno Sandras, Georges Kelly, Guy Gooding, Marcel Tuihani, Gaston Flosse soi-même et d’autres encore (voir liste dans les nouvelles du 22 juin page 9), tous ces gens là touchaient tous un salaire, sûrement très intéressants. Y avait-il besoin d’ajouter encore des centaines de milliers de Francs pendant que des milliers et des milliers de nos concitoyens vivent dans le plus rand dénuement ? C’est horrible et j’espère vraiment que la justice saura donner un verdict à la hauteur des magouilles mise à jour. La grande question est aussi de savoir si de son côté, Gaston Tong Sang puis Oscar Temaru paient ou ont eux aussi payé des gens à ne pas honorer le travail inscrit sur leur contrat.
Donc, cette nébuleuse ne doit plus jamais exister. Et je suis bien content de n’avoir pas accepté en juillet 2001, la proposition de Flosse de me faire rentrer dans un cabinet ministériel. On est honnête ou on ne l’est pas n’est-ce-pas.
Plus jamais ça.
Publié le 24/06/2009 à 04:32 par patriotes
Nous vivons vraiment une période bizarre, où même quand rien ne va, même quand tout va mal, et bien, nos élus continuent de faire comme si de rien n’était.
La perle s’effondre, le tourisme s’effondre avec moins de 160000 attendus pour 2009, la pêche s’effondre aussi, bref, tout s’effondre dans notre beau pays. Bien sûr, il y a la crise, mais il y a aussi certainement de l’incompétence des dirigeants à freiner cette récession qui n’en demande pas tant pour s’installer durablement.
Le Président Oscar Temaru, minoritaire en voix comme en siège à l’assemblée, a pourtant réussi le tour de force à se faire élire président de l’exécutif. Formidable non !!! Tout cela parce que des hommes, qui se disent autonomistes, se vouent une haine féroce et ont préféré installer Oscar Temaru sur le fauteuil, pourvu que ce ne soit pas l’un ou l’autre d’entre eux… Et voilà donc ce président qui s’exprime en notre nom à tous au travers d’une interview au JDD en France, pour dire au peuple français les aspirations du peuple polynésien à l’indépendance. Formidable non !!! Voilà où nous mène la haine de ces hommes qui se veulent les sauveurs de la nation.
Au lieu de nous dire et nous faire savoir ce qu’il compte faire pour sortir notre pays de la récession dans laquelle il nous a entraîné, il préfère parler de problèmes institutionnels. C’est vraiment se moquer de la charité.
Quand nous serons capables de faire venir 500000 touristes par an, quand nous serons capables de nourrir notre population et d’avoir une couverture alimentaire de 60% minimum, quand nous serons capables de ne pas gaspiller les fonds publics comme ont si bien sur le faire les dirigeants anciens mais aussi actuels, quand nous serons capables de proposer à nos jeunes du travail ou de l’activité, alors oui, peut-être, dans 50 ou 100 ans, pourra-t-on parler d’une éventuelle accession à l’indépendance. En parler pour dans 15 ou 20 ans, c’est jeter de la poudre aux yeux des gens. C’est une évidence, ce sera pour une régression de notre niveau de vie et de tout ce qui l’accompagne.
On respecte des idées d’Oscar Temaru quand il parle pour son parti, c’est son droit. Mais quand il parle aussi en notre nom à tous, là, il outrepasse ses droits et ce qui est dur, c’est de penser qu’il va falloir encore supporter ces dérives pendant presque 4 ans.
C’est dur. Mais, Oscar Temaru peut dire à Messieurs Flosse, Bouissou, Tong Sang, sans qui il ne serait pas à cette place là.