Publié le 21/06/2009 à 03:16 par patriotes
Bonjour.
Après son discours sur le cap vers l’indépendance, Oscar Temaru a vite mis de l’eau sur le feu, car celui-ci commençait à se développer au sein de sa cour. Finalement, il paraît que son indépendance, ce n’est pas pour demain la veille. Ah oui, voilà qui contredit tout ce qu’il nous rabâche depuis des années : l’indépendance le plus vite possible… Et voilà que c’est Geros aussi qui en rajoute une couche. Finalement, comme tu le dis Rori, l’indépendance, ce n’est plus ce mot qu’il faut utiliser, mais plutôt, pleine autonomie. Il me semble pourtant que le statut de notre pays dans son préambule, que la Polynésie française est un pays qui se gouverne librement et démocratiquement. Ne serait ce pas cela aussi l’autonomie, la pleine même ?
Non, devant les réactions des sujets de la présidence, alors que les Etats généraux se précisent, Oscar et Tony ont préféré vite adoucir les propos du chef. Mais je pense que c’est trop tard. Ainsi, le 29 juin, on aura d’un côté le Tavini et le Puissant Ia Mana fêter le deuil de la Polynésie française à Faaa pendant que les autonomistes fêteront l’autonomie à Papeete. Comment peut-on imaginer qu’il puisse y avoir une entente entre le Tavini, le Ia Mana, Bouissou et le To Tatou Aia alors qu’ils fêteront de façon totalement opposée le 28 juin ? Tout cela, c’est du pipeau. Je l’ai dit, ils se trouvent bien à leur place et pour les en faire bouger, il faudra qu’ils aient mieux que ce qu’ils ont déjà. Difficile.
Je ne crois pas que Geros puisse y aller de son coup d’état. Il est comme Fritch, ce sont des adorateurs soumis au chef sans qui ils n’existent pas.
Non, ce qui m’inquiète le plus, c’est le manque évident de conviction politique. Je me demande au fond s’ils essaient seulement de sortir notre pays de la catastrophe. Je l’ai dit, ils sont bien, ils sont décadents et ce qui peut arriver autour d’eux ne les intéresse pas. A l’allure où on va, tout pourrait s’effondrer autour d’eux que cela ne les toucherait pas plus que ça.
Et on a encore 4 années à tenir.
Mais surtout, il ne faut pas baisser les bras. Au renouvellement de l’assemblée, je suis persuadé qu’il y aura des offres nouvelles. J’espère en faire partie, vous aussi. Ce ne sera qu’avec de nouvelles têtes que notre pays pourra s’en sortir. Flosse a eu son temps. Il avait on peut le dire, des moyens illimités avec Chirac. Aujourd’hui, ce n’est plus la même chose.
Bises. Bonne fête des pères et bon dimanche.
A lundi.
Publié le 19/06/2009 à 07:49 par patriotes
De plus en plus de nos jeunes reviennent chez nous avec de forts diplômes. On commence à avoir des ingénieurs dans plein de domaines.
Le rêve d’Oscar Temaru d’obtenir l’indépendance pour notre Polynésie française peut devenir réalité, mais dans longtemps certainement. Car contrairement à nos cousins de Nouvelle Calédonie qui possèdent des richesses dans leurs sous sols mais aussi dans leurs mers, chez nous, il y a peu de richesses sur lesquelles nous pourrions compter.
L’IEOM vient encore de lancer le signal d’alarme. L’année 2008 a été catastrophique, celle de 2009 risque bien d’être pire encore. Tout a chuté : l’emploi, les ventes à l’exportation, les fleurs, les poissons, les perles, etc…, rien ne va plus. Et en plein dans ce marasme, voilà que le Président de la Polynésie française annonce que l’objectif de ces états généraux est d’arriver à l’indépendance. En plus, il fait cette annonce alors que tout s’écroule autour de lui.
Alors de deux choses l’une. Soit il dit cela parce qu’il sent qu’il ne se sortira pas de sa présidence, il sent qu’il est incompétent et préfère s’en remettre à la réaction des autonomistes de l’assemblée. Soit il est tellement sûr de sa force et de la réconciliation d’aven son frère Gaston Flosse, aujourd’hui avec ses frères Tong Sang et Bouissou qu’il se dit que de toute façon, le peuple est tellement anesthésié qu’il ne réagira pas à ses annonces. Et quand on entend la plupart des réactions des politiques de l’assemblée, à part celle de Sandra Agami, on ne peut pas dire que ces élus aient été choqués par les propos de leur président. Et c’est cette léthargie qui me semble le plus dangereux. Les élus, tranquillement installé pour quelques années encore dans leurs fauteuils bien rémunérateurs, vont-ils réfléchir aux propos de leur président, en comprendre la profondeur et la dangerosité et se mettre d’accord pour qu’enfin, ils se regroupent pour former une majorité enfin en accord avec le peuple qui a poussé ces élus autonomistes à l’assemblée.
Pourtant, les connaissant, connaissant leur peu de conviction politique, on peut en douter. L’avenir proche nous dira ce qu’il en sera.
Bises.
Publié le 18/06/2009 à 04:53 par patriotes
Un grand bonjour à tous.
Désolé de mon absence, mais, j'ai eu pas mal de petits pépins de santé qui m'ont laissé sur le carreau et qui m'ont empêché d'être avec vous. Mais cela va mieux et dorénavant, je pense pouvoir alimenter ce blog chaque jour.
L'actuelité m'a amené à expédier aux médias le communiqué ci dessous. Bonne lecture et à demain, sans faute.
CAP SUR L’INDEPENDANCE
C’est sous ce titre que les médias ont commenté les propos d’Oscar Temaru lors du début des Etats généraux de la Polynésie française. Et ces propos ont été prononcés alors qu’il s’exprimait en tant que Président de la Polynésie française, un nom de pays dans lequel il ne se reconnaît pas. C’est lui qui le dit. En parlant ainsi, Oscar Temaru s’exprimait au nom des 100% de son parti le Tavini. Pas de problème quand il parle en tant que président de parti. On respecte ses idées. Mais là, il s’est exprimé en tant que Président de notre pays, c’est-à-dire qu’il s’est exprimé au nom de tous, alors qu’il n’en représente qu’environ 25 à 30%. Est-ce bien normal ?
Minoritaire à l’Assemblée de la Polynésie française, il a pourtant été élu à ce poste avec des voix quis e disent autonomistes, celles de Flosse et de son part d’abord, celles de Gaston Tong Sang et de Bouissou et leurs partis ensuite. Bravo messieurs, vous avez réussi le tour de force de banaliser l’idée même d’indépendance et aujourd’hui, avec ces nouveaux margouillats lancés par Oscar Temaru, vous allez avoir mal à la gorge, bien que vous essayiez de les avaler en ce moment, il faut dire que les places de ministres ou de chefs de Sem ou autres officines sont tellement bonnes à occuper.
Non, on ne peut pas laisser dire des choses comme celles là au nom de tout le peuple. Qu’il y ait des gens qui souhaitent l’indépendance de notre pays, comme la Tavini ou le puissant Ia Mana, c’est leur choix. Mais ils représentent tellement la minorité de notre population qu’on ne peut leur laisser le champ libre et le verbe tranquille.
La majorité de ce peuple est restée trop longtemps silencieuse. Nous prendrons rapidement une initiative.
Le 17 juin 2009
Pour Te Natiraa
Emile Vernier
Publié le 27/05/2009 à 08:06 par patriotes
Excellentes analyses mon cher Rori.
Quoiqu’un peu pessimiste, même si je suis plutôt d’accord sur le constat de ce qui se passe aujourd’hui.
A propos du tourisme, j’ai eu l’occasion, il y a peu, de discuter avec une employée du GIE Tahiti Tourisme, au départ, sans savoir qu’elle en était. Je lui racontais mon étonnement de constater qu’en Australie, tout était fait pour que le tourisme cela marche, pas comme ici. Elle m’a avoué qu’eux-mêmes, au tourisme, ne comprenait pas l’attitude des dirigeants politiques dont tu as raison de signaler qu’ils changent sans arrêt. On comprend mieux ces changements quand on a su le paquet de millions qu’ils touchent pour être « licencié ». Et c’est bien là qu’est le problème. Le tourisme, c’est bien connu, est l’une des seules filières capables de développer une économie endogène chez nous. Le malheur, c’est que des tonnes de rapports ont été écrits, que les employés permanents pensent ceci mais que les décideurs politiques pensent cela et entraînent notre tourisme dans la catastrophe.
La semaine dernière, j’ai eu l’occasion d’organiser une balade dans une des vallées sur Hitiaa. Dans le groupe se trouvait une famille « popaa » qui à l’invitation d’un de nos participants, a souhaité marcher avec nous, environ 4 heures de balade et un bain au pied d’une super cascade. Au retour, j’ai eu l’occasion de discuter avec eux, le père, la mère et la fille. Ils repartent sur Paris à la mi juin et m’ont affirmé avoir passé une matinée inoubliable pour eux, avec plein de photos qu’ils ont prises sans arrêt.
Sans moyens, mais avec le cœur, je pense que nous avons donné un peu de chaleur humaine et de bonheur à une bonne quarantaine de marcheurs.
Pour nos popaa, ils vont passer quelques jours sur les ISLV et je leur ai proposé de les promener sur le lagon, s’ils le peuvent, la veille de leur départ pour Paris.
J’espère, mais je n’en doute à aucun moment, qu’ils feront la promotion pour notre pays autour d’eux.
Et voilà qui me conforte dans mon analyse qui est de proposer aux touristes des activités qui les intéressent, dans lesquelles ils sont acteurs et non seulement des payeurs.
Dès demain, mercredi, un nouveau groupe se présente pour la même randonnée.
Tu as raison aussi de stigmatiser la campagne « Invest in your love ». C’est encore une fois une campagne d’exclusion. Les professionnels ont raison de ruer dans les brancards et on se demande quel est l’imbécile qui a eu cette idée soi disant géniale.
Pour moi comme pour toit c’est de l’argent foutu en l’air.
Pour démarrer une activité tourisme dans ma commune, j’ai demandé à Oscar Temaru une rencontre pour lui exposer nos idées et lui demander un petit fonds d’investissement nécessaire pour commencer, qui n’a aucun rapport avec les centaines de millions et milliards foutus en l’air. Cela fait 3 mois que je l’ai saisi, aucune réponse à ce jour. A croire qu’il s’en fout.
Je lui prépare donc une lettre ouverte.
Merci pour ton soutien.
Publié le 18/05/2009 à 18:35 par patriotes
J’entendais l’autre jour Oscar Temaru annoncer sur les médias que l’emploi était sa priorité, la priorité de son gouvernement. Formidable, à la limite, on pouvait presque y croire tant il est convaincu de cette conviction.
Avec tous ces gens compétents qui l’entourent, personne ne lui dit qu’il se trompe, exactement comme Gaston Flosse du temps où il occupait le fauteuil. C’est à nouveau le temps du « ne t’inquiète pas président, tout va bien, tout le monde t’aime ». Normal, tout les alimentaires n’ont qu’un seul objectif en tête, surtout après l’instabilité que nous avons connue, c’est durer le plus longtemps possible.
Est-il possible de créer des emplois dans la situation de crise dans laquelle nous baignons depuis pas mal de temps ? La réponse est clairement NON.
En effet, ce n’est pas parce que le gouvernement veut des emplois que ces emplois vont être créés. C’est le besoin qui crée l’emploi.
Si les touristes reviennent, si la consommation remonte, si la confiance se réinstalle, alors oui, on peut espérer des créations d’emplois. Mais là, il faut plutôt parler de suppression d’emploi. On nous annonce d’ailleurs une mi et une fin d’année en forme de catastrophe. L’avenir nous dira si ce catastrophisme est de mise, encore que ce soit aussi le jeu des patrons de crier au loup pour avoir des aides sous toutes formes possibles, il n’y a pas de petits profits.
Il me semble que le président devrait plutôt parler en terme d’activités. C’est de l’activité qu’il faut créer et comme l’emploi, cette activité ne naîtra pas de rien. Les touristes ne reviendront pas tant que ce ne sera que pour les plages ou les vahine. Ce mythe, même s’il continue d’être porteur pour une petite partie des touristes, ne peut pas constituer le départ d’un tourisme vers les 300 ou 400000 attendus. L’exemple de la Billagong Pro est édifiant. Voilà un bon concept qui attire des gens. Il est malgré tout limité aux amateurs de surf, la vague de Havae est tellement dangereuse qu’elle n’est réservée qu’à une élite. Le commun du surf peut toutefois se rabattre sur d’autres spots comme Papenoo. Malheureusement, les éléments naturels sont eux aussi contre nous puisque la houle forte attendue n’est pas au rendez-vous et si cela devait perdurer cette semaine, il y a fort à parier que les conséquences seront très fortes.
L’idée du maire de Taiarapu Ouest est excellente. La création d’un casino ne peut qu’être un plus pour notre tourisme. Qu’il soit loin de Papeete n’est pas plus mal. On attend avec impatience la finalisation de ce projet qui devrait obtenir l’adhésion de tous nos professionnels de l’hôtellerie. Ce casino sera une activité de plus pour nos touristes.
Donc, il ne faut pas parler d’emploi, mais de création d’activités.
Bises.
Publié le 15/05/2009 à 18:38 par patriotes
Bonjour.
Merci Rori pour ton analyse et c’est vrai, à un moment donné, j’ai fait l’erreur de penser qu’il était inacceptable de traiter un homme de la façon dont Gaston Flosse a été traité. Cela aurait été un autre, j’aurais fait la même chose. A un moment, cela devient insupportable et je ne peux rester indifférent à l’injustice, surtout aussi bête et méchante qu’elle l’a été un jour d’octobre 2004.
Oui, Flosse est allé trop loin et ce sera tant pis pour lui. Et tant pis pour le Tahoeraa et ceux qui continuent de le soutenir.
Juste pour rappeler ce qui me tient à cœur de dire, pour faire suite à l’autre jour, j’ai souhaité faire avancer le parti qui stagnait et qui stagne toujours.
Une de mes premières remarques a été de demander un changement dans le site internet du Tahoeraa. En effet, alors que Bouissou était parti depuis longtemps, je me suis aperçu que c’était toujours lui qui était cité dans le mot du secrétaire général du parti alors que Bruno Sandras était le responsable. Cette remarque n’a pas été acceptée par plusieurs membres du bureau exécutif qui auraient souhaité que je leur en parle d’abord. Evidemment, leur obsession c’est de dire à Flosse que tout va bien au parti. C’est alors qu’Armelle Merceron a été chargée de refaire le site du Tahoeraa. Avant moi, personne n’avait rien dit et le site était plus que triste. Il faut savoir que le Tahoeraa payait 5 ou 6 personnes très cher pour s’occuper de la communication et que manifestement, ils ne sevraient pas à grand-chose.
Une autre fois, en juin 2006, j’ai demandé une rencontre aux dirigeants du Tahoeraa pour leur faire plusieurs remarques :
1- Le parti est infesté de parasites qui ne sont pas là pour construire, mais pour leurs profits personnels.
2- Flosse devait ressortir le dimanche matin sur les marchés pour rencontrer le peuple, pour serrer des mains, pour embrasser les mamas, etc… Bref, se montrer comme il le faisait il y a des années.
3- Pour moderniser le parti, il fallait mettre en place un système de cartes d’adhésion modernes, à puce, en plastique, etc…
4- Nous proposions aussi de sortir du merchandising du genre savates aux couleurs du parti, stylos, porte clefs…
Et encore bien d’autres propositions. Tout cela pour finalement s’entendre dire que nous n’avions rien compris, que tout cela était inutile, bref, cela n’avait servi à rien.
Encore un autre exemple de nos tentatives. Pour un 29 juin , date de l’autonomie comme on le sait, j’avais proposé à Flosse de mettre en place une journée porte ouverte à Pirae, car la mairie était encore orange. C’était l’occasion pour le peuple de rencontrer des élus, de parler du parti, de faire entendre ses demandes et besoins. Les patriotes se chargeaient de l’animation. La réponse de Flosse a été comme d’habitude : inutile et cela ne servira à rien. En plus, il ne pourra pas distribuer d’emploi ou de fare MTR.
Voilà, il y a eu encore bien d’autres interventions ou propositions de ma part. Mais cela suffit pour comprendre quel a été mon cheminement. Difficile, car dans le fond, j’admirais l’homme et ce qu’il a fait dans le fond.
La prochaine fois, j’expliquerai pourquoi finalement, je me suis retiré de ce parti.
Bises.
Courage.
Publié le 13/05/2009 à 12:00 par patriotes
Parlons un peu du Tahoeraa Huiraatira, un parti avec un chef dont c’est vrai, nous avons cru, nombreux, qu’il pourrait être le garant de cette autonomie qui convient si bien à notre pays. D’ailleurs, Gaston Flosse le répétait à l’envi, il est le seul qui …. Et bla bla bla, et bla bla bla.
En 2004, ce parti et son chef ont été mis au ban de la société, lui, accusé de tous les maux, jusqu’au plus extrême. Avec quelques amis autonomistes, nous sommes montés au créneau et avons monté l’association Ta Natiraa, sans en avoir référé à quiconque, c’était de notre propre chef et c’était tan mieux.
Et nous avons monté de nombreuses manifestations, en soutien de l’autonomie et d’elle seule, pas en soutien d’un parti. Et puis, Gaston Flosse a compris tout le parti qu’il pouvait en tirer et nous a accompagnés. C’est ainsi que petit à petit, Te Natiraa s’est rapproché du Tahoeraa et est même monté au Bureau exécutif du parti et même jusqu’au grand conseil. Te Natiraa était alors intégrée dans le parti.
Et puis, Gaston Flosse a été la cible de toutes les attaques possibles et inimaginables. Nous n’acceptions pas alors qu’un homme, polynésien, soit la cible d’attaques aussi ignobles et sommes donc montés au créneau, cette fois pour défendre l’homme. A ce moment, il était abandonné de tous ses proches, ceux qui ont tellement l’habitude de tout avoir par lui, bonbons, sucettes, joujoux, bref, les alimentaires quoi… Nous, nous étions là à le défendre. Une pétition de soutien à Gaston Flosse a circulé et a recueilli un millier de signatures. Nous avons abandonné devant le peu de soutien de la part des responsables du Tahoeraa eux-mêmes. Gaston Flosse partait en métropole, on était à son départ. Gaston Flosse revenait de métropole, on était là pour son retour avec drapeaux, tricots et colliers de fleurs. Gaston Flosse allait être entendu par la brigade financière à l’avenue Bruat, nous étions prêts à jeûner pour lui. Des actions, on en a fait, pour défendre le parti et pour défendre l’homme.
Te Natiraa était devenu le seul défenseur de Gaston Flosse et en janvier 2006, ce dernier reconnaissait tout le travail effectué, reconnaissait que sans Te Natiraa, le Tahoeraa aurait sans doute disparu, reconnaissait enfin que le soutien de Te Natiraa lui permettait de croire encore en l’avenir politique de son parti.
Tout ceci ne sont pas que des mots, je tiens un DVD dans lequel c’est Gaston Flosse lui-même qui s’exprime en ces termes.
La suite demain…
Bises.
Publié le 11/05/2009 à 12:00 par patriotes
Bonjour.
Ce long silence de ma part était voulu. J’ai observé tranquillement ce qui se passait dans notre pays et aujourd’hui, ma conviction est faite : avec les élus politiques actuels, on ne s’en sortira pas. Et l’avenir n’est pas rose, eux sont tellement préoccupés par leur bien être, par leurs avantages. Comment peut-on être aussi cynique et ne pas se préoccuper de la situation de nos concitoyens.
Oui la situation est catastrophique et ce n’est pas avec la poudre qu’ils nous jettent dans les yeux pour nous écarter des vrais problèmes que nous allons préparer un avenir serein pour nos enfants. La poudre ‘est les états généraux, c’est la charte de l’éducation, c’est le séminaire sur le tourisme, et toutes ces réunions qui ne font que répéter ce qui a déjà été fait à de nombreuses fois les années passées.
Pendant ce temps, Oscar Temaru et ses indépendantistes se la coulent douce. Minoritaires à l’assemblée, ils ont trouvé le moyen de prendre les rênes du pouvoir en profitant de la désunion du camp autonomiste, du moins ces soi disant autonomistes.
Et Oscar a désormais les coudées franches. L’idée même de l’indépendance a été galvaudée, banalisée depuis ces dernières années. On est passé de l’indépendance c’est la misère à l’indépendance, après tout, ce ne sera pas si mauvais. Que les mémoires sont courtes !
L’indépendance, cela ne peut pas être bon. Ce n’est pas possible, il y a trop d’exemples autour de nous pour ne pas être certain de sa nocivité. Qu’est-ce qu’on veut de plus sinon, être élu au suffrage universel et à vie. Et même, placer aux postes clés les membres de sa famille. Oscar Temaru met ses idées en pratique au Tavini avant de les étendre au niveau territorial. Les polynésiens serait-ils si aveugles que cela !
Les indépendantistes ont désormais un sénateur, demain ils auront un député européen, après demain quoi encore. Flosse et Tong Sang ainsi que Bouissou auront réussi le tour de force d’installer un indépendantiste au pouvoir et de rendre l’indépendance fréquentable, tout cela au prix d’une parodie de réconciliation qui n’était qu’un moyen de revenir au pouvoir et rien d’autre.
Et Oscar Temaru en profite. Désormais, il veut changer le nom de notre pays. Le nom Polynésie française lui fait mal, le gratte. Et nous population qu’en pensons-nous ?
Les amis, cela va mal et les choses ne peuvent qu’empirer avec des hommes politiques de tous bord qui ne pensent qu’à eux.
A demain.
Publié le 11/03/2009 à 12:00 par patriotes
Intéressante analyse de la situation faite par Rori. Intéressante, mais très inquiétante aussi, car on pourrait croire qu’il ne peut y avoir de changement lors des prochaines élections.
Je ne suis pas d’accord. Oui, le peuple est plus instruit. Oui, les jeunes n’écoutent plus trop leurs parents. Mais non, celui qui va profiter de la situation actuelle serait Oscar Temaru. Il ne faut pas croire non plus qu’au Tavini, ils sont tous d’accord avec la fameuse réconciliation. Il est vrai qu’en ce moment, Oscar Eest président et tire les ficelles des 2 marionnettes partenaires. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Déjà, attendons les états généraux de l’outre mer qui sont pour la mi 2009 avec Oscar, selon TNTV, aurait annoncé qu’il allait y parler de son indépendance.
Non, le plus important, c’est de préparer le prochain renouvellement de l’assemblée. Et en premier lieu, de changer le statut Estrosi qui n’a fait qu’empirer les choses. Les idées que je défends, c’est d’abord la circonscription unique. Bien sûr, cela diminuera les chances des îliens d’être élus, mais ils ont été tellement abjects et vendables au plus offrant qu’il ne faut plus prendre le risque de les retrouver à l’assemblée. Après tout, nous ne formons qu’un peuple, peuple qui doit avoir les élus qui pèsent le même poids électoral.
Ensuite, diminuer le nombre de représentants à l’assemblée. 57 représentants pour 260000 habitants, cela fait environ 4400 habitants pour 1 élu, soit une trop grande dilution, sans compter l’injustice des élus des îles par rapport à ceux des IDV. Il me semble que 41 élus seraient suffisants, sachant que chacun d’eux pèserait alors près de 6100 voix. Un peu plus démocratique non.
Enfin, il conviendrait de baisser les indemnités des élus. Avec l’indemnité actuelle, ces élus se battent pour aller à l’assemblée pour l’avoir avec tous les indemnités et avantages qui accompagnent la fonction. Avec un SMIG actuel à 145 000 F, pour des travailleurs à 169 heures qui travaillent dur, il me semble indécent que l’indemnité d’un représentant soit à la hauteur actuelle, soit plus de 700 000 F ou 5 fois le SMIG. A partir de là, il devient évident que c’est cette manne qui pousse les gens à se présenter aux élections et non l’envie de rendre meilleure les conditions de vie de notre peuple. Pour ma part, je pense qu’une indemnité mensuelle à hauteur de 3 fois le SMIG en vigueur serait de nature à permettre aux élus de bien vivre, sinon, comment peut-on penser qu’avec le SMIG à 145 000 F, le peuple puisse vivre décemment alors qu’eux se paient à 5 fois ce SMIG.
Voilà 3 mesures phares que je souhaite défendre prochainement, surtout si les magouilles des uns et des autres continuent, avec motion de défiance ou autre dissolution de l’assemblée.
1- Circonscription unique
2- Diminution du nombre d’élus
3- Baisse des indemnités.
La réflexion est ouverte.
Publié le 10/03/2009 à 12:00 par patriotes
Mon cher Rori.
Merci pour t’être inquiété pour moi. Mais il ne faut pas. Cela va très bien. J’ai simplement beaucoup de choses à faire sur Hitiaa et notamment à donner un coup de main aux familles qui en ont besoin. Mais je pense que nous essayons tous de donner un coup de main à notre prochain. Disons qu’à Hitiaa, c’est encore plus nécessaire avec le maire délégué absent de plus en plus souvent pour s’occuper de son ministère. Il est vrai qu’étant à la retraite, j’aurais pu ne m’occuper que de ma famille et de moi-même, mais ce n’est pas mon style. Je crois que c’est mon éducation qui veut cela et je préfère être comme je suis, même si cela m’attire des critiques qui ne seraient pas si je restais tranquillement dans mon coin. De plus, être l’objet de critiques signifie ne pas laisser indifférent.
Pourquoi des élections ?
On l’entend sans arrêt, il faut de la stabilité pour que le pays redémarre. Les investisseurs n’attendent que cela.
Les discours des grands amis nouveaux suite à la mission à Paris sont édifiants. D’un côté, l’un dit que c’est un grand succès, positif. Normal, il a pu manger avec Jego, papoté avec Fillon, discutaillé avec Borloo, tout cela, à priori, sans dossier, sans préparation. Pas mal quand même pour quelqu’un qui est sensé mener notre Polynésie française sur la voie du meilleur.
De l’autre, son partenaire affirme que cette mission est un échec, que rien de concret n’a été obtenu, que c’est de l’amateurisme total.
Avec de telles affirmations, on n’a pas besoin d’ennemis finalement. Et les titres des journaux d’hier sont plutôt bizarres quand il s’agit de parler d’amis. D’un côté, « désaccords au sommet », de l’autre « Flosse déclenche les hostilités ». Ca dit bien ce que ça veut dire. Mais non, ce n’est rien. C’est juste pour … c’est parce que … On nous prend pour des demeurés.
Il est évident que le mariage du loup et de l’agneau, avec en plus un serpent au milieu, ne peut pas donner quelque chose de bon. Cela me semble impossible. D’ailleurs, on nous annonce déjà que le loup veut mettre la question de l’indépendance sur la table des états généraux de l’outre mer. Alors là, l’agneau et le serpent risquent bien d’avoir à regretter leur soutien et d’avoir à avaler des margouillats plus gros que ceux de l’autre, il y a 2 ou 3 ans.
Beaucoup de personnes que je rencontre me disent ne plus vouloir voter pour les territoriales. C’est grave. Je pense qu’il y aura une nouvelle offre pour les électeurs. A eux de faire le bon choix. Ce qui s’est passé en février 2008 a été un grand espoir pour le peuple. Dommage que GTS n’ait pas pu concrétiser l’essai. Cet espoir peut renaître avec une nouvelle génération d’élus. Il me semble que c’est notre seul espoir : un renouvellement d’élus. Du balai tous les pourris.