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patriotes
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Non à l'indépendance. Non à la misère. Non à la haine. Levez-vous, Battez-vous, Réveillez-vous.
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Blog Société
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18.01.2006
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ET LA FRANCE, DOIT-ELLE QUELQUE CHOSE A LA POLYNESIE ?

ET LA FRANCE, DOIT-ELLE QUELQUE CHOSE A LA POLYNESIE ?

Publié le 27/06/2009 à 05:08 par patriotes
Il l’a dit :
« La Martinique fait partie de la France et le restera. »
« La Guadeloupe fait partie de la France et le restera. »
« Sans les Antilles, la France ne serait pas la France. »
Formidable, puissant, profond. Nicolas Sarkozy a prononcé ces mots lors de sa visite aux Antilles. C’est clair et c’est net.
Dommage qu’il ne tienne pas du tout le même discours pour notre pays, la Polynésie française. Comme la Martinique et la Guadeloupe, la Polynésie française fait aussi partie de la France. Plus que les Antilles, il me semble que sans la Polynésie française qui a accepté, peut-être cotre son gré, par 3 voix contre 2 à la commission permanente, de faire de Moruroa, de Fangataufa et peut-être de tout le territoire, des terres nucléaires. Les dirigeants de l’époque nous ont bassiné que les essais étaient propres, qu’il n’y avait aucune crainte à avoir et aujourd’hui, ils crient au loup, ils déclarent qu’ils sont choqués, alors qu’eux, ils devaient bien en savoir plus que cela. Sans compter en plus tous nos anciens qui sont partis à la guerre défendre la mère patrie et qui y ont laissé leur vie, en terre étrangère parfois. Non, il me semble que la Polynésie française a plus fait, beaucoup plus fait pour la France que les Antilles et elle mérite, plus que les autres, l’attention, les oreilles, les yeux et la bouche du Président de la République.
Oscar Temaru s’est engouffré dans la brèche qu’a évitée Nicolas Sarkozy aux Antilles, à savoir de dire que pour ces états généraux, aucun sujet n’était tabou. Je suppose que dans la bouche de Sarkozy, cela supposait des sujets d’ordre économiques, sinon, cela serait très grave, car il y aurait alors plusieurs sortes de discours, selon que l’on est dans l’Atlantique ou dans le Pacifique. Et ce serait insupportable et indigne d’une grande nation et d’une grande puissance ex coloniale comme l’était la France.
Il faut dire que je comprends un tout petit peu les propos de ce Président de la République qui voit une majorité en voix comme en sièges à l’Assemblée, laisser l’exécutif au main d’un président indépendantiste minoritaire en voix comme en sièges. Cela, il faut le faire et je suis sûr que c’est une grosse erreur stratégique de leur part aux Flosse, Tong Sang, Bouissou, les autres n’étant là pour la plupart que pour être sur la liste de l’un et l’autre pour être réélu peut-être au renouvellement.
Bon long week end.




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rori le 27/06/2009
Bonjour Emile,

La situation est différente entre un département et un territoire indépendant. La forte opposition locale contre une départementalisation en est la preuve.

Certes oui, entendre le président de la République affirmer dans un département français que ce dernier fait partie de la France et qu'il le restera, m'apparaît normal, quoique. Sarkozy, en disant cela, ne fait que dire une vérité première : un département est partie intégrante de la République.

En Polynésie, le statut d'otonomie qu'on le veuille ou non, est perçu comme un statut évolutif. D'ailleurs, il n'a pas arrêté d'évoluer, année après année, vers de plus grandes franchises territoriales. Comment dès lors ôter de l'imagination de certains qu'un jour, cette évolution pourra être menée à son terme naturel : l' indépendance. On l'a déjà dit et redit : on a maintenant un péi, on a un drapeau, on a un hymne, ce sont les symboles d'un état souverain. Flossossie a fait cela pour tromper son monde, pour dire au peuple que nous sommes déjà indépendants d'une certaine manière. cela n'a pû tromper que certains gogos. Comment a-t-il pû penser que les revendications indépendantistes se réduisaient à ces symboles dérisoires. C'était faire bien peu cas de ce que ressentaient profondément une bonne part du peuple devant certains faits induits par les essais nucléaires : sentiment d'avoir été floué, affluence de métropolitains, accentuation des inégalités sociales, etc...

Mais pour devenir indépendant, il faudrait, en premier lieu, que nous soyions capables de constituer un Etat économiquement indépendant et institutionnellement stable. Pas demain la veille.Cela accompli, il resterait alors à consulter le peuple car lui seul devra décider. Et puis, il y a la France et ses objectifs. Elle pourra toujours s'opposer à une éventuelle indépendance. Tout cela n'est pas encore à l'ordre du jour. Mais Sarkozy a précisé qu'il consulterait les Antillais sur l'évolution institutionnelle de leur département. On peut supposer qu'il y aura évolution vers l'autonomie, comme nous. Mais il n'y aura pas d'indépendance. Il aurait dû préciser : tant que je serai là.

Il est alors évident qu'une déclaration de Sarkozy pareille à celle faite aux Antilles sur l'indépendance ne serait absolument pas souhaitable.

Inutile de créer des problèmes supplémentaires. On a suffisamment accusé Ossica de se moquer des otonomistes avec son dernier discours sur les Etats Généraux pour que l'on aille conseiller à Sarkozy de faire pareil et d'exciter les indépendantistes et de jeter de l'huile sur le feu. Il faut agir en toute diplomatie et constater que pour l'instant il n'y a pas le feu. Il y a quand même une bonne part de la population qui désire l'indépendance et on doit respecter cela. Cette tendance reste minoritaire mais elle peut un jour devenir majoritaire. Aux autonomistes à faire de telle sorte que cela n'arrive pas; ils n'en prennent pas le chemin. Je me demande d'ailleurs si le temps n'est pas venu de se lever et faire place nette. Pour l'instant, la France est là et bien là. Le recours du Haut Commissaire contre la loi sur la protection de l'emploi est à cet égard une façon de rappeler que nous sommes toujours en République. Message diplomatique clair que chacun doit considérer à sa juste valeur. J'ai dit le danger que fait naître ce recours qui, potentiellement, va renforcer le camp des indépendantistes. Espérons que le Conseil d'Etat en comprenne l'enjeu; nous verrons bien. Je pense donc qu'il n'est pas besoin de rassurer le bon peuple sur le plan de l'indépendance; ses soucis sont ailleurs. C'est en tout cas mon avis.

S'agissant des essais nucléaires. Il est un fait qu'en février 1964, la Commission permanente votait la cession à la France, de Moruroa et de Fangataufa. Il y avait 3 RDPT tendance autonomistes représentant 13 RDPT et et 2 UTD-UNR représentant 11 Utd-Unr. Le problème vint de Jacques Denis Drollet, élu RDPT qui vota ce jour-là avec les 2 UTD-UNR. En Assemblée pleinière, cette cession n'aurait jamais eu lieu. La cession n'est donc dûe qu'à la trahison de JD Drollet, l'oncle de Jacky Drollet. Derrière tout cela, bien sûr, la France avec sans doute le tristement célèbre Foccard et ses sbires locaux, Rudy Bambridge en tête, le père spirituel de Flossie.

Que se passa-t-il par la suite? Difficile de dire en ce qui concerne le "camp français". Je suis porté à croire qu'ils ne se doutaient nullement des effets de la bombe, car ils étaient obnubilés par les ors de l'Etat, la carrure de De Gaulle et le prestige de l'Armée. Il était sans doute impensable pour eux que l'Etat pouvait leur mentir. C'est ce que je crois. Par contre, du côté de la majorité Autonomiste, le son de cloche était tout à fait différent. Même l'église protestante y est allée de son couplet et fut même reçue par De Gaulle qui leur dit quelque chose comme : "Priez pour qu'une puissance étrangère ne vienne à utiliser l'arme atomique contre nous tous." La possession de l'arme atomique étant alors sensée dissuader une telle attaque. Et au cours des années qui suivirent, les autonomistes ne cessèrent de s'élever contre les essais nucléaires, mais il n'y avait pas de preuves scientifiques que des retombées avaient eu lieu. Aucune information ne filtrait alors; nous avions juste droit à des propos rassurants. On savait que des problèmes avaient eu lieu aux Gambier par exemple mais nous n'avions pas de spécialistes indépendants pour vérifier les choses et confirmer que cela était dû aux retombées. On ne pouvait que s'étendre en conjectures. Quand on disait : tous aux abris, les gens y allaient et on leur racontait que c'était pour prendre des précautions contre des risques éventuels. Les choses ont changé depuis. Lorsqu'on sait que des retombées ont eu lieu à Taravao, on est très surpris. J'avais à l'époque envisagé d'acheter un compteur Geiger mais on m'a dit que c'était interdit. Bon. Et puis il n'y en avait pas sur place. J'étais alors encore jeune et puis l'achat en ligne sur Internet n'existait pas. Telle était la situation à cette époque.

Ces gens qu'on aappelle aotonomistes sont indécrottables. Voyez la Bouteau. Celle qui s'était assise sur son électorat otonomiste pour aller dès le lendemain soutenir et élire un indépendantiste à la présidence. Aujourd'hui, cette moralisatrice de pacotille sous des prétextes fallacieux bien que compréhensibles dit qu'elle ne se joindra pas aux otonomistes le 29 juin. Par contre Dame Bouteau qu'elle sera présente le 14 juillet, pour "montrer son attachement à la France". Hé patate! Les otonomistes y seront eux aussi. Que vas-tu faire alors? Elle veut toujours se distinguer la louve déguisée en brebis. Toujours prête à se singulariser. C'était donc pour montrer son attachement à la France qu'elle avait fait élire Ossica à la présidence en 2004? Bref, on n'est pas sorti de l'auberge ou plutôt de la porcherie.

Tel est mon avis.

A+

rori


rori le 27/06/2009
Rebonjour,

Juste pour dire que je voulais dire : La situation est différente entre un département et un territoire autonome.

et non :

La situation est différente entre un département et un territoire indépendant.

Votre dévoué,


rori


rori le 27/06/2009
Bonjour Emile,

A quelle date doit être fêtée l'autonomie. Comme pour nous la date anniversaire devrait être la date de naissance de la loi sur l'autonomie, adoptée le 12 Juillet 1977. Je rejoins donc sur ce point le médiatique QBO. Et le 14 juillet, on fêtera le jour de la chute de l'Ancien régime, fête pour les républicains et jour de deuil pour les Royalistes.

A+

rori


rori le 29/06/2009
Cher Emile,

Bonne fête de l'autonomie!

Aujourd'hui 29 juin va donc être célébrée l'autonomie. Le 29 juin 1880, Pomare V signe l'acte de réunion de Tahiti à la France. Acte controversé puisque de nombreux chefs protestèrent. Quoiqu'il en soit, le pouvoir passa du roi aux autorités françaises. Date symbole s'il en fut.

Près d'un siècle plus tard, le statut d'autonomie en 1977 marqua le retour d'une partie des prérogatives naguère cédées à l'Etat, dans les mains des élus polynésiens. Et le gouvernement de Flossie ne trouva pas mieux de reprendre ce symbole du 29 mai pour marquer ce retour du pouvoir, pour effacer en quelque sorte l'acte de Pomare V. Pas si illogique que cela et si provocation il y avait, elle ne m'apparaît finalement pas évidente. On pourrait même dire qu'il n'y a pas de mal à célébrer des pouvoirs retrouvés qui effacent finalement les effets d'un acte pris plus d'un siècle plus tôt, un certain 29 juin 1880. On pourrait même concevoir que le choix de cette date constitue une sorte de désavoeu de Pomare V. Chacun voit midi à sa porte, n'est-ce pas? Et c'est justement par là que s'engouffrèrent les indépendantistes en faisant du 29 juin une date de deuil. Deuil de quoi exactement? Deuil parce que ce jour de 1880 le pouvoir passa du roi à la France? Qui faut-il blâmer pour cela? La France ou le Roi? Pas simple. En tout cas, personne ne força le roi à signer même s'il subit de fortes pressions. Il avait le choix de ne pas le faire.

Remarquons au passage que l'autonomie ne sera jamais le pendant de ce qui se passa en 1880. Pomare céda tous ses pouvoirs et la France n'a à présent rendu qu'une partie d'entre eux au travers du statut d'autonomie. Et puis rétablir complètement la situation reviendrait à rétablir la royauté sur les états d'alors de Pomare. Difficle de refaire l'histoire. Les Australes et les ISLV résistèrent longtemps à l'intégration.

En définitive, on peut renvoyer dos à dos les partisans et opposants à la date du 29 mai. Chacun interprète selon ses propres références, avec plus ou moins d'arrière pensées partisanes. Pour les partisans de cette date, cela permet d'effacer et de faire oublier des épisodes pas très reluisants de notre histoire. D'ailleurs, ceux-ci n'aiment pas conserver les symboles de ce passé. Ainsi, le Palais de la reine fut rasé et sur son emplacement fut construit l'actuelle Assemblée. A l'emplacement de l'ancienne Assemblée législative, à l'angle de l'avenue Bruat, fut construite l'imprimerie officielle d'alors, puis un bâtiment qui abrita le conseil de gouvernement jusque dans les années 1980. Histoire de dire que le pouvoir ancien avait bien été remplacé. Il est malheureux que chez nous, on veut effacer rapidement les choses du passé, alors que tous les pays de la planète se font un honneur de conserver les témoins de leur passé, glorieux ou pas. Bref, passons. Pour les opposants, c'est une manière de marquer leur différence et d'éviter que leurs troupes se fassent lentement capter par l'idée d'autonomie. C'est vital pour le clampin de Faaa.

Revenons à nos moutons.

Comme les années passées, le duo Bouteau-Schyle auquel on pourrait rajouter Béatrice Vernaudon vont boycotter la cérémonie organisée par les autonomistes, au seul motif que cela fait polémique et qu'il faudrait rechercher le consensus plutôt que chercher la division. Risible, car la division au sein des autonomistes, c'est bien eux qui en sont les responsables, sur ce point précis de l'autonomie. Et lorsque cela les arrange, ces autonomistes là n'ont pas hésité à aller se jeter dans les bras d'un indépendantiste et le porter au pouvoir contre la décision de leurs électeurs. Bouteau dite Blanche-Neige et Schyle le firent en 2004, Béatrice le fit récemment. Il est vrai qu'aujourd'hui, tous les autonomistes ont soutenu un jour ou l'autre un indépendantiste. Bravo mesdames et messieurs! Allez donc vous faire voir chez les grecs! Cette réunion retrouvée du camp autonomiste en ce jour n'effacera pas vos exploits passés et récents. Tout juste vous délivrera-t-elle un cerificat d'otonomistes théoriques et virtuels. Demain, vous irez vite prendre vos ordres chez l'Oscar, Tahoeraa mis à part, pour cette fois-çi.

Et puis il y a quelque chose de psychiatrique dans cette volonté de vouloir à tout prix que tout le monde soit d'accord alors que l'on sait bien qu'il y a fondamentalement un monde entre l'otonomie et l'indépendance sauce Faaa. Incompatibilité complète, dans l'esprit des électeurs en tout cas. En démocratie, on défend des idées et on doit respecter les idées de chacun. Il est assez effarant que dans dans notre landerneau politique, on veuille y prêcher une sorte de pensée unique en déphasage total avec la réalité du terrain et avec le désir des électeurs. Ce qu'il faut, c'est une alternance naturelle et non forcée comme a l'a vu, pour des raisons de bas intérêts personnels. Là est le mal et les Bouteau, Schyle ou Vernaudon, donneurs de leçon professionnels devraient réfléchir un peu.

Si la date du 29 mai fait polémique à ce point, c'est parce que le loup de Faaa a su dramatiser à souhait le problème. Il sait utiliser les symboles. C'est un maître manipulateur. Il a compris la force des mots et de l'image, même s'ils revoient parfois une image très négative de lui. Il s'en fout car il sait comment fonctionne le cerveau des Polynésiens. Ce ne sont pas des cartésiens. Flossie lui, a un peu oublié ces choses là.

Pour ramener la sérénité, la date de la fête de l'autonomie doit être changée. On ne va pas continuer à polémiquer éternellement et camper chacun sur sa position. Mon avis est que la date de la première loi de 1977 sur l'autonomie convient parfaitement. Mais je vous le donne en mille, l'imbécile de Faaa trouvera autre chose pour se singulariser, car, pour lui, tant que la France aura son mot à dire en Polynésie, lui, le petit douanier, refusera de fêter quoique que ce soit qui ferait allusion à l'otonomie. Il sait y faire. Il ne fêtera que la date de son improbable indépendance. Ensuite, il se battra pour être Roi. Au lieu d'une fête de l'otonomie, l'Oscar a ressucité la fête des Matarii, célébrée dans les anciens temps car c'était le début de la saison d'abondance de nourriture. Cela ne signifie plus grand chose aujourd'hui mais certains continuent à la célébrer depuis que l'Ossica a remis cela au goût du jour. çà fait maohi. De nos jours, l'abondance viendra d'une véritable politique agricole et nous ne sommes pas prêts à en voir le jour. L'abondance viendra aussi d'un véritable développement économique dont on attend toujours le début.


A+

rori


rori le 30/06/2009
Bonjour Emile,

Lu sur le site de la grand'mère du tahoeraa : Le Tavini huiraatira tient à préciser qu'il ne s'inscrit pas dans une logique d'opposition aux célébrations de l'autonomie, mais qu'il ne saurait accepter que celles-ci continuent de se tenir à la date du 29 juin, date de deuil ma'ohi.

Il salue les déclarations de messieurs Jean-Christophe Bouissou et Philip Schyle qui ont suggéré que la date de la célébration de l'autonomie soit décalée, ainsi que Mme Nicole Bouteau qui a cette année choisi de ne pas alimenter cette polémique en se cantonnant à fêter le 14 juillet."

Bwahahahahahahaha!!!

Que de circonvolutions verbales et en plus mensongères! Libre au Tavini de marquer d'un jour de deuil le don de Pomare V de ses états à la France. Libre à eux de condamner l'autorité du pays d'alors. Mais de là à faire croire que ce n'est pas une opposition à l'autonomie, il pousse le cochonnet un peu loin. Personne ne le croit. Il ne s'agit qu'une opposition systématique dont le Tavini est devenu le spécialiste lorsque cela ne lui convient pas. Ce jour de deuil des maohi comme ils disent, qui donc l'a décrété sinon un seul homme : Temaru l'ambitieux, Temaru le retors, piètre joueur de golf. Et il l'a décrété alors qu'il n'était que simple représentant et maire de Faaa. Il n'y a pas de jour de deuil maohi. çà n'existe que dans les esprits embrumés de certains, sensibles aux arguments d'un dictateur en puissance. Y'en a marre de ces gens qui se prennent pour Dieu le père. Et à ce rythme là chacun peut décider d'un jour de deuil ou d'autre chose. Tiens, je déclare que chaque 1er juin sera désormais le jour de la banane! Pas celle du féi uniquement, je précise, mais de la banane, rio ou hamoa ou tout autre variété comme puroini, maohi, etc.... Au moins cela aura la vertu d'encourager la plantation de bananeraies.

Chacun connaît les soutiens de Temaru à tout ce qui est contre: blocage des institutions, blocage des services administratifs, usurpation du pouvoir, etc... Nous ne nous laisserons pas tromper, une fois de plus, par ces mensonges. Changez donc la date de la date de l'autonomie et vous verrez qu'ils n'y viendront pas, et fêteront ce jour-là je ne sais quel évènement. On a trop l'habitude.

A+

rori


rori le 01/07/2009
Bonjour Emile,

Incroyable de voir un ministre de l'agriculture en place depuis près de 15 ans et n'ayant jamais obtenu aucun résultat, faire soudain feu de tout bois. C'est pas normal qu'il passe d'une attitude amorphe à une soudaine crise d'hyperactivité. A-t-il soudain été touché par la révélation divine? Attention! il n'y a pour l'instant que des déclarations d'intention. çà coûte pas cher, et çà permet de passer à la télé, d'avoir des couronnes de tiare gratos aussi grosses que lui. Il faisait les mêmes déclarations il y a 15 ans et nous sommes toujours dans le caca. Grâce à lui. Et les mesures clamées haut et fort ne valent que pour ceux qui veulent bien se laisser prendre. Pour être efficace, toute action doit être minutieusement préparée. Cela prend du temps car les solutions hâtives sont toujours vouées à l'échec.

Chaque mesure doit être un dossier solide. C'est la filière qu'il faut connaître à fond et cela cela ne s'apprend pas comme çà.

La filière va de la formation, de l'achat de terrains, de matériels, jusqu'au consommateur final. Il faut maîtriser tout cela. Et il faut que les services administratifs fassent enfin le boulot. Un exemple simple : Aujourd'hui, nous mangeons du chou pommé et beaucoup de produits agricoles et légumes et fruits notamment qui ont été traités aux produits chimiques que les agriculteurs savent pulvériser mais ils ne savent pas vraiment quel dosage utiliser. Pourquoi? Effectivement, il faut savoir faire une règle de trois pour adapter les dosages au volume de votre pulvérisateur. Ensuite, l'épandage au mètre carré doit aussi être ajusté et pour cela il faut procéder au tarage de votre pulvérisateur. J'ai vérifié, aucun agriculteur visité ne savait faire ces opérations de base. Trop souvent les étiquettes sont en anglais. Ensuite, il faut que le produit utilisé soit adapté et que sa rémanence soit connue. La rémanence est la durée au bout de laquelle vous pouvez consommer un produit après l'avoir traité. l'agriculture est un métier et la plupart sont des amateurs. Alors, dîtes-vous bien que les délais de consommation après rémanence ne sont jamais respectés car les agriculteurs ignorent tout de cela. C'est comme si votre médecin vous precrivait des médicaments qu'il ne connaît pas. Vous avalez des pesticides à longueur d'année. Et d'ailleurs les agriculteurs sont eux-mêmes les premières victimes car ils ne prennent aucune précaution. Donc, lavez vos légumes et fruits à grande eau avant de les consommer ou cuire, en espérant que cela serve à quelque chose. Merci monsieur le ministre Riveta. Savez-vous que vous êtes le responsable de toutes ces choses-là? Alors, arrêtez de vous pavaner, arrêtez de dire n'importe quoi ou de répéter ce que les agriculteurs vous disent. Eux-mêmes ne respectent pas les règles essentielles du métier. Vous avez un service qui coûte des milliards. Qu'attendez-vous pour exiger de vos agents une présence sure le terrain. Qu'attendez-vous de contacter votre collègue de la Santé pour faire analyser périodiquement les produits que nous mangeons? Que faîtes-vous de concret? Rien, à part parloter et vous balader.

On voit donc bien que pour arriver à maîtriser une filière, il faut travailler dur. Former les hommes, les accompagner, les contrôler, remettre les agents des services au travail, organiser enfin la commercialisation d'une manière rationnelle. Un marché de gros n'est pas obligatoirement la solution, croyez-moi.

Riveta lui, que connaît-il à tout çà car il a toujours eu les fesses rivées (d'où son nom Riveta) à son siège de ministre de l'inutile. D'ailleurs, dans les tournées qu'il fait en ce moment, il n'y a qu'à le regarder, il semble que c'est la première fois qu'il voit qui un chou, qui de la vanille. Mais on voit bien que pour ce nul de chez nul, il s'agit juste de se faire mousser. Mais cela ne trompe personne. Les agriculteurs suivent car ils espèrent monts et merveilles. Plus dure sera la chute et les désillusions. Je plains celui qui devra reprendre à zéro par derrière.

A+

rori