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patriotes
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Non à l'indépendance. Non à la misère. Non à la haine. Levez-vous, Battez-vous, Réveillez-vous.
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Blog Société
Date de création :
18.01.2006
Dernière mise à jour :
06.11.2009

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AUTONOMIE !!! INDEPENDANCE !!!

AUTONOMIE !!! INDEPENDANCE !!!

Publié le 02/07/2009 à 17:53 par patriotes
Bonjour.
Merci pour le rappel historique sur le 29 juin, avec le fait tout de même que nous parlons bien du 29 juin et non du 29 mai. Je suis OK pour tout, avec cependant le fait que nous serions ridicules à changer la date d’une fête presque nationale au gré des changements de majorité. Ce serait, aux yeux du monde, plutôt puéril et indigne d’une fête que nous voudrions nationale. Je pense qu’il faut laisser la date telle quelle, le 29 juin et attendre que notre pays devienne indépendant, car sans doute le sera-t-il un jour, lointain pour moi, voire même très lointain.
Sinon, il me semble qu’un des débats qui n’a pas encore eu lieu est celui qui expliquerait ce que nous deviendrions en cas d’indépendance.
Actuellement, on sait bien ce que l’on a. Nous sommes un « pays » autonome, avec le mot pays qui n’a pas le sens habituel. Personnellement, je préfère encore le mot territoire, cela ne me gêne pas. Le statut précise bien que « la Polynésie française est un pays d’outre mer qui se gouverne librement et démocratiquement. Traduit en termes simples, je comprends cela comme la Polynésie française décide de ce qu’elle veut avec l’argent de la France. Combien la France donne-t-elle par an ? Il me semble que les transferts financiers dépassent les 70 milliards. Est-ce cela ? C’est donc beaucoup d’argent. Grâce à ces transferts, la Polynésie française fait partie, même si ce n’est pas basé sur un développement réel, des pays bien dotés, pour le Pacifique, directement après l’Australie et la Nouvelle Zélande, mais bien devant les Cook adorés d’Oscar Temaru. Avec l’autonomie, le niveau de vie s’est donc bien élevé, malheureusement pas avec la même vitesse pour tout le monde et c’est sans doute cela qu’il faut que nous nous échinions à changer. Il n’y a qu’à voir le nombre de 4/4 sur nos routes. Que l’on soit d’accord ou pas, force est de constater que avec l’autonomie, la Polynésie française a évolué dans un sens plutôt positif, même si trop de nos frères n’en profitent pas vraiment. Bien sûr, on dira aussi qu’avec cette autonomie, avec le CEP et le CEA chez nous, avec aussi Jacques Chirac, entre 1995 et 2004, les milliards de la France se sont déversés, plus que de raison ? sur notre pays et on a construit à tout va, oubliant souvent l’homme polynésien. Un des grands échecs de l’autonomie sera pour moi la faiblesse de la couverture de notre alimentation. C’est le ministre de l’agriculture lui-même qui nous a déclaré fièrement que nous produisions moins de 10ù de ce que nous consommions. Quand on pense aux milliards qui ont été injectés dans l’agriculture depuis toutes ces années, on se demande où ils sont passés et c’est vrai, on a l’impression, tout d’un coup, que les décideurs de l’agriculture se réveillent et découvrent les problèmes. J’espère qu’ils liront ton post qui me semble très bien écrit. Mais il risque de ne pas leur faire plaisir.
Donc, l’autonomie on sait ce que c’est, où on en est.
Un pays à bon niveau de vie, un fort PIB : près de 500 milliards en 2006, un bon PIB par habitant : plus de 1000000 F, en tous cas, un pays que beaucoup nous envient. Même si c’est loin d’être parfait, c’est pas mal quand même.
Nous essaierons de voir ce que serait notre pays avec l’indépendance.
Bises. A demain.




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:: Les commentaires des internautes ::

rori le 02/07/2009
Bonjour Emile,

Oui, il est ridicule de changer une date de fête à chaque changement de majorité. Il faut que notre fête de l'autonomie soit gravée dans le marbre, et pour cela, il faut discuter une fois pour toutes et trouver un accord. Sinon, le sujet principal de cette fête, chaque année, sera de savoir si c'est la bonne date. J'en ai maintenant fini avec ce sujet pour cette année. Au 29 juin 2010 donc pour continuer la discussion.

Concernant un éventuel débat sur notre devenir à la suite d'une indépendance, j'ai le sentiment qu'il n'aura jamais lieu. Pourquoi? D'abord parce que le sujet n'est pas exhaltant et puis parce qu'on aura vite fait le tour. Il faudrait juste compiler les données que certains ont déjà ici ou là évoquées. Il ne pourra y avoir débat puisqu'il n'est pas difficile de deviner que le camp indépendantiste n'y participera pas. Si on connaît à peu près ce que sera l'avenir de l'autonomie, celle qui suivra une indépendance est difficile à cerner bien que les chiffres liés soient aisés à calculer. On concluera vite à l'impossibilité de l'indépendance, à moins de vouloir vivre avec peu et mourir à la première épidémie venue. Car il semble bien que l'indépendance ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Et il se pourrait bien qu'une définition de cette dernière pourrait bien mener à une redistribution de l'électorat entre les 2 camps. Inutile donc d'espérer qu'un Ossica viennent apporter sa voix à un tel débat.

Un document bien documenté avec les chiffres que l'on peut très bien évaluer serait à mon avis un bon début. Le débat suivra obligatoirement car Ossica sera bien obligé de se prononcer sur un tel document et de se découvrir par conséquent.

Il y a 20 siècles, Sun Tsu disait : "Percez à jour les plans de l'ennemi et vous saurez quelle stratégie sera efficace et laquelle ne le sera pas."

A+

rori


rori le 03/07/2009
Bonjour Emile,


Lorsque le gouvernement de la République avança l'idée d'Etats généraux de l'Outre Mer, je me dis que cela ne pouvait être tout à fait innocent. Il s'agissait semble-t-il de calmer les ardeurs de nos amis Antillais qui montraient leur mauvaise humeur. Et tout le monde le sait : quand on veut enterrer un problème, on crée une commission. Et puis quelqu'un demanda que l'on étendit ces états généraux à l'outre-Mer et donc à nous aussi. Si l'on cherche bien, il y en a eu des commissions et autres pactes de progrès qui promettaient monts et merveilles. Je mentirais si je disais que ce fut complètement stérile. Il y eut des avancées surtout dans l'après-CEP où l'Etat a ouvert la bourse pour compenser le brusque arrêt des essais nucléaires. Pour ma part, j'espérais que l'Etat fut plus mesuré dans l'attribution de ses milliards, ne serait-ce que pour secouer le cocotier et afin que nous nous mettions enfin au travail. Il n'en fut rien. Au lieu de prendre la mesure de la nouvelle situation, nos gouvernants ont continué de plus belle à jeter l'argent par les fenêtres. La liste est longue et chacun doit avoir à l'esprit un ou plusieurs exemples de ce gaspillage éhonté.

Nous voilà donc repartis pour un tour supplémentaire, avec cette fois-çi l'Etat comme partenaire dans le débat dès l'origine. D'habitude on demande à l'Etat de payer et de se taire. Il y a donc déjà là un changement dont on peut se réjouir dans le mesure où cela pourra sans doute améliorer la qualité des débats. J'y verrai pour ma part une sorte de reprise en main des choses, de l'initiative, après son retrait prudent à partir du staut d'autonomie. Cela m'apparaît comme une giffle envers nos élus, giffle plus que méritée, tant leur attitude est inadmissible tant dans le mépris de leurs électeurs que dans leur incapacité à nous mettre en place une politique de développement crédible et efficace. C'est un bon point pour ces Etats généraux, qui durera jusqu'à ce que nos édiles mafieux locaux se rendent compte de la chose. Cela risque bien de terminer en eau de boudin.

Pour rester dans ce que je connais, j'ai retenu que l'atelier 3 allait se pencher sur " Le renforcement de la contribution des productions locales au développement économique et la promotion d'un développement endogène au bénéfice des polynésiens ". Très bien.
Vous voyez vous celui qui se prend pour le ministre de l'agriculture faire un exposé conséquent sur le sujet, pour ce qui concerne la production agricole? je veux parler d'un vrai exposé, exhaustif, et qui ne soit pas de la poudre aux yeux. J'ose affirmer qu'il en est incapable car il n'a jamais travaillé sur le sujet. Sinon, nous en aurions vu les résultats sur le terrain, depuis longtemps.

Si je parle de cela, c'est pour attirer l'attention sur le fait que quoique les Etats généraux proposent, cela de rester lettre morte car c'est bien le gouvernement de Polynésie qui mettra les projets à l'oeuvre, s'il en est d'accord. C'est bien beau de de dire que la société civile a son mot à dire mais encore faut-il qu'elle soit entendue. Hélas, elle buttera encore et toujours sur les imbéciles qui nous gouvernent. On n'en sortira pas, à moins de les éjecter et vite.

Et là où çà devient surréaliste, je vois que l'atelier 4 se penchera sur " Le renforcement de l'efficacité du fonctionnement des institutions de la Polynésie française ". Je parierai que ce qui va être discuté ne sera pas le renforcement de l'efficacité du fonctionnement des institutions mais bien l'accroissement des pouvoirs. Il ne faut pas se leurrer. Nos institutions sont efficaces et pour l'autonomie, elles sont celles que le gouvernement autonomiste d'alors a demandé. Non, l'inefficacité est dûe à ceux qui sont chargés de faire fonctionner ces institutions. C'est comme si on demandait d'améliorer une voiture qui marche bien parce que le conducteur est mauvais. ici, on dit que les institutions ne sont pas assez efficaces alors que c'est faux. Virez-moi ces incapables et il y en aura qui sauront l'utiliser. Quand à l'Ossica, il viendra dire que l'inefficacité est due au fait que nous n'avons pas la compétence en matière de justice, de défense et de je ne sais quoi. Les dés sont pipés d'avance.

Mais bon. Il restera sans doute quelque chose de ces discussions, ne serait-ce que la prise de conscience par la société civile que l'avenir nous appartient à tout un chacun et qu'il ne faut pas laisser des idiots congénitaux nous gouverner plus longtemps. J'ose également espérer que le plus petit dénominateur commun sera constitué d'idées-force propres à traverser l'épaisse cuirasse qui protège le cerveau mal irrigué de nos élus. On ne sait jamais. Je croise les doigts.

Mais quand je vois des délégués de ces états généraux dire "qu'il faudra un comité de suivi", je me dis que le cas est quand même désespéré. J'ai envie de leur dire : Messieurs, commencez donc par nous sortir quelque chose qui se tienne. Après seulement nous saurons si çà vaut le coup d'être suivi. Pas avant.

A+


rori


rori le 06/07/2009

Bonjour Emile,

En ce moment, l'actualité politique est ...judiciaire. Le système Flosse exposé au grand jour. Connu depuis longtemps, la justice a toujours fermé les yeux sur des pratiques qu'elle ne pouvait ignorer. Mais voilà, certains personnages sont transparents pour la justice. Même archi-noirs, ils restent blancs pour le juge. N'est pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Pire, ce sont les juges qui se trouvaient sanctionnés dès qu'ils avaient l'outrecuidance de soulever le voile. La justice à l'envers, en quelque sorte. Derrière tout cela, la franc-maçonnerie et La raison d'Etat. Un usage centenaire dans le système français.

Papa Chirac parti, les essais nucléaires terminés, les agissements d'un Flosse de moins en moins compréhensibles par l'opinion mais ô combien compris des habitués du système, et, enfin, l'élection d'un président français pas à la botte de Flosse, tout cela a changé la donne. Flosse n'a pas compris ou n'a pas voulu comprendre. En fait, son problème est qu'il voulait le beurre, l'argent du beurre et la fermière avec.

Inconsolable après sa défaite de 2004, défaite non pas électorale mais défaite pour retrouver la présidence, il fomente un renversement qui réussit, puis les élections suivantes confirment son éloignement de la présidence. Qu'à cela ne tienne, il réédite un renversement mais place notre ami GTS, qu'il se hâte de renverser, lui aussi. Puis vinrent ses alliances contre nature avec le loup de Faaa. Tout cela eut de quoi énerver Paris, surtout depuis l'avènement de Sarkozy, homme à qui on ne la fait pas. Out de l'UMP. En voulant recouvrir à tout prix le pouvoir, Flosse en s'alliant au fou de Faaa, perdait un soutien de poids. Et puis, pour se protéger de la justice, il redevint Sénateur avec l'aide de l'adversaire de la France. Mais il avait peut-être oublié que l'immunité parlementaire peut être levée par le Sénat. Après avoir voulu ridiculiser ministres et sénateurs UMP, il aura du mal à leur demander leur soutien aujourd'hui.

Flossie est dans de sales draps, bien que dans le milieu politique parisien il ne faut jurer de rien. certains peuvent avoir aussi quelque chose à se reprocher. Mais ceux qui paient le prix fort pour leurs turpitudes et escroqueries diverses et millionaires, ce sont ceux qui entourent Flossie, qui jusque là ont cru à l'impunité du chef. Certes, certains ont joué personnel dans ces affaires, mais on peut dire que c'était avec la bénédiction du chef. Il savait tout le chef orange.

On entend aujourd'hui pleurer sur l'incarcération de cette fidèle secrétaire, dévouée, qui a un mari malade. Je ne savais pas que lorsqu'on été dévoué et que l'on avait un mari ou parent malade, eh bien, on était au-dessus des lois, même lorsqu'on a été pris la main dans le sac. On peut comprendre le choc et le malheur qui touche la famille dans ce cas. C'est normal. Et j'ai mal pour eux. J'ai déjà subi ce choc lorsqu'un parent "oublia" de rembourser sa banque" et fut emprisonné dare dare. On cherche des solutions et à le faire libérer. Rien n'y fit. Mais de là à aller manifester devant le palais de justice, il ne faut pas exagérer. çà énerve le juge et çà ne règle rien du tout, au contraire. Beaucoup de ceux qui sont à Nuutania sont souvent dans des situations familiales bien plus précaires. Je m'élève donc contre ces manifestations intempestives faisant pression sur le juge. Laissons le juge faire son travail. On a suffisamment critiqué leur laxisme ces dernières années.

Et puis, rappelons-nous Emile vernaudon incarcéré dans l'affaire de l'OPT, hospitalisé et soi-disant à l'article de la mort. Manifestation de soutien. Libéré peu après, le Shériff saute comme un cabri. Guéri, comme par enchantement. Réélu Maire, cet escroc se permet de replonger dans une affaire, concernant encore l'OPT. Je comprends que les juges en aient plus que marre d'être humiliés à ce point. Ils réagissent, comme tout humain. Normal.

Bien sûr, il y a la présomption d'innocence dans l'affaire de la secrétaire, comme en toute affaire judiciaire. Personne, sauf peut-être l'avocat, sait si l'intéressée a reconnu les faits. Mais il doit y avoir des preuves. On n'accuse par un justiciable pour : recel d'abus de biens sociaux, d'abus de confiance et de corruption active, sans avoir la moindre preuve.
Depuis que l'on a voulu tellement protéger le justiciable, en raccourcissant la garde à vue notamment, le juge lui, pour faire son travail et rechercher la vérité, doit utiliser ce qui est à sa disposition. Afin d'éviter des fuites, et préserver le suspect des pressions estérieures, il a l'arme de l'incarcération. Et il l'utilise. Gageons que personne n'en mourra. Et il doit avoir tant d'autres questions à poser à cette collaboratrice de Flossie. Soyons réalistes, un juge ne peut pas démêler une affaire en peu de temps. Il détient en prison certains. Mais le principal intéressé est lui en liberté. Dans le pays des droits de l'homme, où au fronton de tous les édifices publics figure la devise : Liberté-Egalité-Fraternité, il existe encore des vestiges de l'époque royale. Les députés et sénateurs sont au-dessus des lois. Seules les 2 assemblées peuvent lever cette immunité, cette impunité légale. Un scandale qui devrait disparaître à jamais. Tetuanui peut être emprisonné. Un sénateur ne peut être emprisonné que si le Sénat le veut bien. Ecoeurant. Et c'est bien ce qui arrive aujourd'hui. La petite secrétaire, second couteau qui n'a fait qu'apporter l'argent sale à son patron est en prison. Le patron, lui, siège à l'Assemblée de PF et au Sénat, sans être inquiété. Egalité! Il n'y a pas d'égalité dans ce cas. La levée d'impunité doit être paraît-il demandée cette semaine. J'attends de voir. Dans ce cas, le lion orange va finir en prison, à tous les coups. Il n'y a plus que lui qui circule encore, en toute liberté, dans cette affaire de corruption. Mais ce n'est pas fini. La liste des pots de vins dans diverses affaires doit être longue. Certains doivent trembler dans leur froc. çà doit y aller les décharges d'adrénaline. Tant mieux. Je me souviens de Teina, il y a quelques années, qui racontait son interrogatoire - déjà - pour une affaire concernant sa commune. Il disait que dans ces moments-là des sueurs froides coulent dans le dos, puis entre les fesses. Il devait être bien coupable la girouette îlienne, pour avoir la trouille à ce point. Et puis cette autre description d'une garde à vue - encore une fois dans le milieu politique. "La nuit tombe, je n'ai pas de nouvelles et je suis seul dans ma cellule. Dans la nuit, un grillon de fait entendre. J'ai un noeud à l'estomac.". Dans la cellule voisine, l'intéressé dit entendre un co-accusé qui pleure : "je veux rentrer chez moi. Mes enfants m'attendent.". Intéressant. Il faut réfléchir avant de tremper dans de sales affaires. Avis aux amateurs. Touchez pas à l'argent que vous ne méritez pas.

Si j'ai bien compris, le grand lavage a commencé, mais je reste très très prudent. Qu'est-ce qui se cache derrière ce remue-ménage. Dans les affaires politico-judiciaires, on ne sait jamais à quoi s'attendre. Attendons donc. J'ai hâte de savoir qui sera le prochain politique ou assimilé qui franchira les portes de Nuutania. Et je ne pense pas qu'aux protagonistes du système Flosse.

Entre temps, les petits Tetuanui entreront, sans un bruit. Personne n'en saura rien.


A+



rori


rori le 07/07/2009
Rebonjour,

A chaque fois que Flossie est sur le devant de la scène judiciare, ses sbires sont là pour le défendre. On connaît la méthode.

C'est d'abord la théorie du complot. "On en veut à Flosse! Ses adversaires politiques veulent l'abattre!". Soit. On entendit cette litanie au cours des nombreuses affaires qui ont parsemé sa carrière. Il n'y a pas de fumée sans feu, dit-on. Nombreuses quand même furent les condamnations de Flossie suite à des faits dûment constatés et avec témoignages. Certains faits reprochés à l'ancien président ont peut-être été montés de toutes pièces. Va savoir. Et tout cas, tout fait non prouvé ne peut être poursuivi. Mais de là à voir un complot chaque fois que le bonhomme fut pris sur le fait, il ne faut pas exagérer. Quand on ne déclare pas tous ses biens alors que c'est exigé par la loi, on est condamné. Où est le complot? C'est juste un exemple, un petit exemple tout simple. Je n'ai pas encore compilé la liste des condamnations d'hommes politiques, mais je vais le faire, car çà commence à bien faire d'entendre à chaque fois que c'était un complot. Pouvanaa A Oopa, oui, c'était un complot. Les pots de vins distribués par Haddad, non, ce n'est pas un complot, c'est la simple vérité. Et si Flossie tombe à cause de cela, ce ne sera que justice. Mais rassurez-vous, ce ne sera pas sa fin politique. Le Polynésien n'a pas de mémoire particulière pour les condamnations d'hommes politiques. La preuve : l'élection de Flossie en tant que Sénateur après tant de condamnations. Et Emile Vernauson, autre exemple : C'est ainsi. Seule l'âge - Flossie vient d'avoir 78 ans - le forcera à se retirer. A propos d'âge, te souviens-tu cher Emile de cette réunion à Mahina avant les élections de 2004 lorsque tu disais : "Oui, il y a encore un lion à Mahina, mais c'est un vieux lion qui n'a plus de dents!"? Le vieux lion de Mahina fut pourtant élu et nommé ministre le l'OPT. Il faut se garder des vieux lions édentés!

Après la théorie du complot, la seconde défense médiatique est le nuage de fumée.

Pour minimiser la gravité des faits reprochés à leur chef bien-aimé orange, on va essayer de les noyer dans des faits qui n'ont rien à voir. On va prendre des faits ayant eu lieu en métropole, dans la classe politique. De grands noms de préférence. Façon de dire : Mais vous voyez-bien! regardez untel! il a fait çi ou çà! On va même jusqu'à dire que ce serait Chirac ou son entourage qui ont conseillé Flossie dans certaines affaires comme celle des RG de Motu Uta. En espérant que l'électeur lambda se dise : Ah oui, si c'est Chirac qui a dit de créer le service RG, Flossie n'est pas responsable! ". Et voilà comment on repasse la faute à quelqu'un d'autre. Comme si on pouvait effacer ses fautes si d'autres l'on fait avant soi. Ridicule. Des hommes politiques ont été incarcérés pour presque rien au regard des méfaits et escroqueries diverses de nos politiques locaux. Gardons raison et comparons ce qui est comparable.

Bien sûr, rejeter la faute sur l'autre à tous les coups apparaîtrait comme suspect. Alors on va reconnaître quelques fautes, vénielles quand même. Histoire de s'excuser au passage. Flossie est un artiste en la matière. Un exemple, avec une histoire non judiciaire mais caractéristique du procédé : Après la défaite relative de 2004 où il perdit la présidence, Flossie entama une campagne de préparation des élections de février 2005 aux IDV. Partout où il passa, il expliqua ainsi sa défaite : je ne comprends vraiment pas pourquoi les gens n'ont pas voté pour nous, avec tout ce que l'on a fait. C'est vrai, j'ai fait de grosses erreurs. Ainsi, je crois que j'ai trop été absent ces derniers temps, car j'étais occupé à Paris. Vous vouliez peut-être me voir et je n'étais pas là. Eh bien je m'excuse. Si j'étais réélu président, cela n'arrivera plus." Et voilà les amis comment on fait! Très simple. Pas un pli. Applaudissements.

A+


rori


rori le 07/07/2009
Cher Emile,

Ah! que l'on se sent mieux lorsque le landerneau s'éveille et se secoue les puces. Surtout lorsque la promesse d'un avenir apuré se profile à l'horizon. La secrétaire de Gastounet reste en taule mais elle a pû parler à ses enfants. Ils doivent être rassurés et c'est ce qui compte. Elle risque de rester longtemps entre quatre murs la secrétaire puisque semble-t-il sa détention est liée à la liberté actuelle du principal protagoniste de l'affaire de l'OPT. Ce n'est pas juste semble-t-il dire. Peut-être, mais le juge fait avec ce qu'il a. Il fait son métier. S'il juge que la recherche de la vérité doit passer par là, soit. On peut bien évidemment avoir un avis différent.

Ce qui me satisfait, un peu, c'est qu'une mise en action de la justice va en faire réfléchir plus d'un. Je parie même que certains doivent prendre moult sédatifs pour pouvoir dormir, d'un sommeil que je devine très agité. Tout a une fin. J'espère ne pas me tromper car en la matière, il ne faut jurer de rien.

A propos. Parmi les motifs avancés par les esprits bien-pensants oranges, pour expliquer les divers détournements et pots de vins, il y a tout, sauf l'enrichissement personnel et l'ambition. Bientôt, certains affirmeront sans rire qu'ils ont entendu des voix leur intimant l'ordre de voler et d'escroquer notre argent à tous.

A+

rori


rori le 09/07/2009
Bonjour Emile,

René Temeharo, représentant à l'Assemblée et nouvel homme lige de Flossie, après que les anciens soient allés voir ailleurs, a proposé à l'Assemblée une résolution tendant à obtenir la réhabilitation de Pouvanaa a OOPA. Comme aimait le dire Flossie " Atae hoi e..". Tout le monde sait que l'affaire Pouvanaa a été montée de toutes pièces par les amis de Flossie. Quel cynisme donc de le voir aujourd'hui venir demander la réhabilitation de Pouvanaa. Temeharo, lui, n'est que "la voix de son maître" selon un terme cher à un des collaborateurs de la première heure de Flossie.

Que recherche donc Flossie avec cette proposition? Il y en a tant eu auparavant. Si c'était pour égratigner Sarkozy, c'est un coup d'épée dans l'eau. Il n'y a que la justice qui peut réhabiliter Pouvanaa en recherchant la vérité, dans le cas où elle ne la connaîtrait pas déjà. Cela passe par un arrêt de la cour de cassation. On a réhabilité Dreyfus parce que la preuve a été apportée du complot anti-juif mené par le dénommé Hersterhazy (excusez mais je ne suis pas sûr de l'ortographe du nom). Pour Pouvanaa, des preuves semblent exister mais seront-elles acceptées? Il faut des éléments nouveaux.

Quoi qu'il en soit, la population est convaincue de l'innocence de Pouvanaa, sacrifié pour raison d'Etat, pour éloigner un opposant au moment de faire de la Polynésie un laboratoire nucléaire. Pouvanaa est déjà réhabilité et depuis le début, par les Polynésiens. Flossie ne le défendit pas. Et pourtant, même dans son entourage proche, Pouvanaa était respecté. Je me souviens que Fritch, dans son bureau du ministère de l'équipement, avait un portrait de Pouvanaa.

Ce que j'aurais attendu de Flossie, ce n'est pas cette proposition dérisoire, cette proposition éminemment politique. Non, la seule chose que Flossie devrait faire, c'est de présenter des excuses à la famille de Pouvanaa. Ou du moins aurait-il pû demander à ses amis de le faire, car, si on ne trouve pas d'élément nouveau à la décharge de Pouvanaa sur place, il doit bien avoir en haut-lieu, à Paris, des traces des décisions qui amenèrent ce simulacre de justice. Mais la raison d'Etat ne s'est jamais accomodée de ce genre d'aveu. Il faut pas pousser non plus.

Pourtant, même cerné par la Justice, le rat orange n'a pas oublié, avant de se précipiter à Paris, de demander à sa compagne ( ou épouse?) Pascale Haiti, représentante des Marquises, de retirer le recours déposé contre Maraeura aux fins de lui faire perdre son mandat de représentant. Quel revirement! Pourtant, il me semble bien que Teina soutient Tong Sang, enfin, jusqu'à hier. Flossie sait y faire lorsqu'il s'agit de se mettre quelqu'un dans la poche. çà peut toujours servir, bien que cette fois-ci, c'est bien mal barré.

Alors, je me dis que ce désistement de Flossie (par l'intermédiaire de Madame)vise autre chose. Le récent réveil de la justice me laisse à penser qu'à Paris, Flossie n'a plus les appuis qui lui avaient permis de passer au travers des mailles de la justice. Un recordman en matière de non-lieux. Il faut dire que les magistrats, assis ou debout,étaient presque tous des copains à Chirac. Ajoutez à cela la confrérie franc-maçonne et on comprend le pourquoi et le comment. Fastoche. Mais à présent, c'est fini tout çà, d'autant qu'on a plus besoin du Gaston. Dégueulasse diront certains. Mais dans ce milieu là, monsieur, il n'y a pas d'amis. Il y a juste des communautés d'intérêt. C'est cela la règle. Une sorte de Far-west. Il faut savoir tirer le premier.

A la place de Flossie, la seule issue reste la stratégie qu'il a utilisée lorsqu'il rejoignit le loup de Faaa, Oscar Manutahi Kam Sim dit Temaru. Je rappelle cela car on a tant entendu les élus Tahoeraa porter des propos racistes visant Tong Sang. Bon, je sais que le dictateur de Faa n'est pas chinois pour un sou mais qu'il a été reconnu par son beau-père chinois. Mais enfin, les propos tenus sont inadmissibles. Et je voulais simplement souligner d'une part l'alliance contre nature et d'autre part la haine sans retenue contre GTS. Tout cela a valu à Flossie son exclusion de l'UMP et l'octroi de la représenation locale de ce parti au parti de GTS. Je pense que la fleur faite à Teina par Flossie ne sert qu'à donner un gage à l'entourage de Sarkozy et aux dirigeants UMP. Vous voyez, je jure de ne plus rien faire contre GTS et ses alliés. Mieux, je vous jure de voter une motion de censure contre l'Ossica. Il jurera, se mettra à genoux, pleurera, il fera ce que l'on lui demandera. Mais pas sûr qu'on l'écoutera car sa crédibilité est aujourd'hui quasi nulle. Beaucoup en haut-lieu seraient heureux de le voir disparaître du paysage politique local. Et c'est bien ce qui risque d'arriver à moins d'un imprévu. Restons prudents.

A+



rori


rori le 10/07/2009
Cher Emile,

Encore le ministre de l'agriculture qui brasse du vent. Sur Tahiti Presse, un article indique que le ministère entend poursuivre le partenariat avec Biodiversity à travers la Commission du Pacifique Sud, pour la mise en collection de variétés de bananes. Il est indiqué que le ministère engage une action majeure pour encourager les agriculteurs à développer des surfaces en bananes maohi et fe'i pour la consommation locale. Ouf! il était temps! Désolant qu'on soit, en 2009, à faire de la publicité pour une éventuelle relance de la culture bananière. On devrait crouler sous les bananes! banane!

Mais ce qu'il faut savoir, c'est que depuis fort longtemps, le Service de l'Economie Rurale engageait chaque année divers programmes avec le réseau mondial des divers centres sous l'égide de la FAO. On n'a pas attendu Riveta. Ont été ainsi testés des variétés de pommes de terre, de coton, de soja, de riz, de taro, de patates, etc... Cela chaque année jusqu'à ce qu'un soit-disant docteur polynésien, formé à Hawaii, décida que cela n'avait pas d'intérêt particulier. Il se contenta de recevoir les plants et de les jeter; Et puisque nous parlons de bananes, de nombreuses variétés ont été introduites ces dernières années, mais les variétés terminaient au dépotoir et chez quelques malins. J'eus la chance d'obtenir des plants de hamoa-rio ou de hamoa-puroini par un agent du dépotoir.

Heureusement que les choses changent. Notre super-ingénieur de je-ne-sais-quoi arriva à éblouir le loup de Faaa avec son baratin et comme tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute, il fait partie des inutiles, près de notre président par défaut. Celui qui relança la vanille aux ISLV en définissant une nouvelle technique de culture, devint alors le chef de la recherche. Il semble travailler et le ministre en profite. Tant mieux pour lui. L'essentiel, c'est que la cellule de recherche appliquée du SDR remplisse ses fonctions car çà coûte cher un ingénieur. Mais je ne crois pas à "une action majeure" de la part du ministère. C'est juste un voeu pieux. Pourquoi? Parce que les conditions pour un développement de cette culture n'existe pas. Il faut déjà des terres agricoles pour cela et l'agriculture en manque beaucoup, surtout à Tahiti. Et les gouvernements ont cessé la politique d'acquisition de terres agricoles. Alors dans les îles? Les Marquises sont bien pour cela. Bref, un effet d'annonce, comme toujours. Attendons de voir. Mais il y aussi le manque de techniciens qualifiés bien encadrés, le manque de personnes qualifiées en matière d'organisation des groupements agricoles. Ce n'est pas très difficile à deviner. Il n'y a qu'à aller voir comment fonctionne l'agriculture ailleurs pour comprendre. C'est ce que je fais lorsque je voyage. Ici, je vois des gens qui font joujou, qui se foutent de la gu... du monde et qui n'ont rien à faire des agriculteurs, des culs-terreux comme ils les appellent.

Mais il y a autre chose qui m'inquiète. Il y a plus de 30 ans, lorsque le SDR de concert avec l'IRHO, institut français de recherche sur les huiles et oléagineux lancèrent le programme Cocotiers Hybrides, ils introduisirent en Polynésie des variétés africaines comme le cocotier nain de côte d'Ivoire, connu pour sa sensibilité au phytophtora, champignon qui provoque la chute prématurée des feuilles et des fruits. Chacun a pû voir ces cocotiers malades. Comme si on avait pas suffisamment de problèmes avec le brontispa! Bref, voilà comment on sème la zône. Je peux en parler car j'ai chez moi deux cocotiers hybrides, l'un vient de Faaroa aux ISLV et l'autre de Vahituri à rangiroa. Celui de Faaroa fut attaqué par le phytophtora et finit par s'abattre. Le second, infecté également tient toujours grâce à un traitement par injection dans le tronc. C'est pas l'idéal. Mon cocotier de Vahituri , indemne jusque là fut infecté à son tour mais semble moins touché, peut-être en raison de la variété utilisée. On croise le nain jaune ou vert avec le cocotier local. Et le cocotier local, lui, résiste parfaitement. On l'a même introduit en côte d'ivoire pour ces raisons là. Donc, prudence.

Le bananier est sujet à plusieurs maladies, virus et aussi pestes. Il va falloir faire attention, mais sur ce point, j'aurais tendance à faire confiance à Maurice Wong, l'ingénieur responsable de la recherche.


A+


rori


rori le 11/07/2009
Bonjour Emile,

Et attention de ne pas avaler d'arête de travers!

A+

rori


rori le 11/07/2009
Bonjour Emile,

Matière à réflexion...

La vérité...
Par: Guy Béart

Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié
D'abord on le tue
Puis on s'habitue
On lui coupe la langue on le dit fou à lier
Après sans problèmes
Parle le deuxième
Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté.

J'affirme que l'on m'a proposé beaucoup d'argent
Pour vendre mes chances
Dans le Tour de France
Le Tour est un spectacle et plaît à beaucoup de gens
Et dans le spectacle
Y a pas de miracle
Le coureur a dit la vérité
Il doit être exécuté.

A Chicago un journaliste est mort dans la rue
Il fera silence
Sur tout ce qu'il pense
Pauvre Président tous tes témoins ont disparu
En choeur ils se taisent
Ils sont morts les treize
Le témoin a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Le monde doit s'enivrer de discours pas de vin
Rester dans la ligne
Suivre les consignes
A Moscou un poète à l'Union des écrivains
Souffle dans la soupe
Où mange le groupe.
Le poète a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Combien d'hommes disparus qui un jour ont dit non
Dans la mort propice
Leurs corps s'évanouissent
On se souvient ni de leurs yeux ni de leur nom
Leurs mots qui demeurent
Chantent "juste" à l'heure.
L'inconnu a dit la vérité
Il doit être exécuté.

Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha
La foule sans tête
Etait à la fête
Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas
C'est plus juste en somme
D'abattre un seul homme.
Ce jeune homme a dit la vérité
Il doit être exécuté.


A+



rori


rori le 13/07/2009
Bonjour Emile,

Ha!Ha!Ha! Pas de réunion du Sénat avant le 16 juillet et éventuellement pas avant la reprise de septembre. Donc, la demande de levée de l'impunité du sénateur de Pirae risque d'attendre un peu. Quel est le problème? Y'a pas de problème. On peut attendre. Ce que veut le peuple, c'est que justice soit rendue, un point c'est tout. Quant à cette justice, on sait qu'elle est lente et ... souvent injuste pour les plus faibles. Alors, on attendra. Pour les adorateurs du président orange, çà semble déjà être une victoire. On sent cela. Ils jubilent, ils jouissent. Ils croient que le vieux s'en sortira, comme par le passé. Pas du tout sûr. Très improbable, pour les raisons que l'on sait.

Et puis il y a deux jugements qui attendent Flossie dans les jours qui viennent.

L'un pour l'affaire des contrats fictifs où un non-lieu serait un scandale de plus. Des tas de gens payés à ne rien faire. Ils devraient rembourser. Et il y a d'autres emplois fictifs moins évidents, qui sont ceux qui étaient présents dans les divers bureaux, mais qui travaillaient à autre chose, pour leurs propres affaires. Le curé s'occupait de ses ouailles, le syndicaliste de son syndicat (il est passé au travers), le vendeur ambulant de sa roulotte après le boulot. Des escrocs et cumulards. Pas de raison de simplement condamner les corrupteurs. Il faut aussi punir les corrompus. Ils ont volé notre argent.

Et puis, il y aura l'affaire des "sushis" dixit l'avocat de Flossie, pour minimiser ce gros scandale de plus. Et ils ont bu quoi avec ces sushis monsieur l'avocat? Hein? de l'eau? A la présidence de cette époque là, on ne se refusait rien du tout. C'était du grand cru pour les lèche-culs et collaborateurs popaa et un bon vin mais moins côté pour les autres, ministres y compris. Oui, c'était la grande soirée électorale Tahoeraa et ce n'était pas au peuple de la payer. Sinon, il aurait fallu payer les soirées de tous les partis. A plus de 2 millions l'une, çà aurait fait beaucoup. Quoi qu'il en soit, c'est interdit. Je me souviens d'une soirée électorale, celle de 1982, qui avait eu lieu à Erima, Léontieff étant encore président à ce moment-là. J'y étais. Mais en 2004, quoiqu'invité, j'ai refusé d'y aller et les faits me donnent raison aujourd'hui. Qui va rembourser? J'espère que le coupable et ses complices seront condamnés à rembourser.

Alors pour noyer le poisson, les amis de Flossie cherchent des faux-fuyants. Oui, à l'Elysée, on a jugé qu'on dépensait trop en cocktails et réceptions, etc... disent-ils. Mais dîtes donc, avez-vous vu une seule soirée électorale à l'Elysée? Car c'est de cela qu'on parle, patates!

Et puis, si on dépense trop à l'Elysée,la dépense est prévue au budget et approuvé par l'Assemblée Nationale et le Sénat. C'est simplement l'excès que les adversaires du président contestent. Pour la présidence en Polynésie, les dépenses de réception et autres sont prévues au budget, à condition qu'elles entrent dans le cadre des fonctions du président, pas en tant président de parti. C'est cela qui est contesté. L'objet du proçès, ce n'est de savoir si l'on a dépensé trop, c'est de savoir qui a payé la soirée électorale du Tahoeraa où qu'elle se passa, à la présidence ou ailleurs. On sait que c'est la présidence qui a payé. Ne détournons pas le regard des gens, soyons au moins honnêtes.

Quand on est pris la main dans le sac, inutile de nier. Les gens ne sont pas idiots. Et si parfois la presse à tendance à pousser loin le cochonnet en sortant de sa réserve déontologique, elle a pour vertu de diffuser l'information. Si elle va trop loin, elle est condamnée, comme dans la récente affaire de ces journalistes TV qui avaient affirmé que Flossie était impliqué dans la disparition de JPK. Il ne faut pas raconter n'importe quoi; çà ne sert à rien et çà peut coûter cher. La justice est passée.

Aujourd'hui, le Tahoeraa se plaint du lynchage médiatique de Flossie. Ils le peuvent. Mais ce qu'ils oublient un peu, ces messsieurs la morale, c'est qu'ils ont eux aussi utilisé les mêmes procédés et avec moins de pudeur. Souvenons-nous des défunts intruments de la propagande Tahoeraa : Te veve Vevo surnommé "Te veo Veo" par les opposants, le "Maito" , "l'hebdo" et "Radio Maohi". Ces journaux et radio de basse moralité ont sali leurs opposants durant des années, par le seul fait qe ces opposants ne faisaient refuseaient de s'agenouiller devant monsieur 10%, leur vénéré chef, escroc démasqué. Que de mal n'ont-ils pas fait. Alors je dis "Monsieur, fermez-là! Ayez un peu de mémoire. Arrêtez de nous prendre pour des cons. Votre vénéré chef a détruit des dizaines de carrières, il a divisé des dizaines de familles, plongé dans le désarroi beaucoup, dont la dernière est celle de sa secrétaire. Votre vénéré chef a fait beaucoup de mal. Il s'est attaqué à la presse, les empêchant de faire leur travail, RFO, Radio Tefana en particulier. Et vous vous étonnez qu'aujourd'hui ils se réjouissent lorsque le vent a tourné? Je dis qu'ils ont raison de se réjouir, enfin, pas trop quand même, car il faut attendre un peu. Après seulement, on pourra fêter l'évènement. Pas avant.

Ah, disent certains, à propos du probable délai d'examen de l'affaire Flossie au Sénat. Ceux qui sont pressés vont devoir encore attendre, jubilent-ils? Dérisoire. On n'est pas à un mois près. çà fait des années que beaucoup attendent. Ils ont appris à être patients. Moi, je pense plutôt à ceux qui, impliqués dans l'affaire, sont à Nuutania. Je les plains, parce qu'ils n'ont pas encore été jugés. Ils ne le seront qu'après que toute l'instruction soit terminée, après que Flossie soit enfin entendu, voire enfermé, lui aussi. Ce sont eux qui sont à plaindre. Pas un mot pour eux. C'est bien le propre des adorateurs de gurus. Ils ne se soucient que de lui. Les autres, et bien, "rien à foutre." . Belle mentalité.

A+


rori


rori le 16/07/2009
Cher Emile,

Il y a parfois un monde entre ce qu'on voit et la réalité. C'est bien ce qui se passe actuellement avec le forcing médiatique de Flossie qui veut à tout prix faire passer l'image d'un homme que personne n'atteindra, d'un homme insensible à ce qu'on lui reproche, insensible au décalage horaire et aimé de son peuple.

En fait, il s'agit tout simplement d'influencer la justice qui, jusqu'ici, a fermé les yeux sur les turpitudes de cet homme du Paris d'alors, soucieux de maintenir au pouvoir un polichinelle acquis à sa cause. Echange de services, dirais-je.

L'idée mise en avant par tous les élus pris la main dans le sac est que ce n'est pas au juge de les juger mais au peuple. Ce qu'ils disent en fait, c'est qu'ils sont au-dessus des lois. Atae hoi e! On pourrait voler des milliards et avoir pour seule sanction d'être éventuellement viré aux prochaines élections? Raisonnement de m..., raisonnement d'escrocs! Quand l'Etat français octroie l'immunité ou plutôt l'impunité à ses élus nationaux, députés et sénateurs, on se dit qu'il y a quelque chose de pourri chez les descendants d'Astérix. L'égalité dont ils se gargarisent n'existe pas, pas pour tout le monde. Tu es député ou sénateur, le juge ne peut pas t'enfermer. Tetuanui, lui, il y va tout droit à Nuutania. Inégalité, injustice. Voilà la réalité. Bien sûr, le bureau des assemblées peut lever l'impunité, mais ils ne sont pas obligés; c'est juste une possibilité. Au pays des droits de l'homme, il y a quelque chose qui sent mauvais.

Revenons donc à cette débauche de démonstrations des oranges. A l'aéroport, au défilé du 14 juillet, à l'exposition des artisans et bientôt au palais de justice. Ces gens-là évidemment ne vont jamais soutenir leurs proches durant leur procès. Les oranges ont bien préparé leur coup. Et ce qu'on veut faire passer pour des mouvements spontanés, ne sont que du cinéma dont le Tahoeraa est passé maître. Démonstrations dûment organisées. Mais ces démonstrations sont bien piêtres. Cent, deux-cents personnes? Même pas! C'est plutôt minable pour soutenir un homme dans un terrible pétrin où il s'est lui-même mis. Et on veut faire croire que le peuple soutient encore Flossie. Y'a qu'à voir le résultat des élections. C'est cela la réalité. Bien morne. Seuls ses fidèles inconditionnels croient encore en cet homme; libre à eux, mais de grâce, un peu de pudeur. En soutenant cet homme, vous approuvez ce qu'il a fait. Vous y étiez sans doute au palais pour engloutir ses sushis et ses bons vins. C'est fini ce temps-là. Le peuple l'a dit aux dernières élections. Et s'il est sénateur aujourd'hui, n'oubliez jamais que c'est grâce aux ennemis de la France, une fleur faite à un adversaire ô combien utile puisqu'affaibli.

Toute cette mise en scène me rappelle les personnages qui ont dirigé et dirigent encore la Corée du nord. Dans un pays mise en coupe réglée, dans un pays où la liberté n'existe pas, où l'on meurt de faim mais où on construit des missiles et la bombe, Kim Il Sung et son fils Kim Jong-Il sont adorés. Chacun a pu voir la folie de ces personnages à la télévision. Adorer quelqu'un qui vous affame, qui vous prive de liberté, il faut le faire. Et comment cela est-il possible? Il s'agit tout simplement de manipuler le peuple, de cacher les réalités et de monter en épingle le moindre aspect positif. Tout est contrôlé par l'Etat. Bien sûr, il y a ceux qui se trouvent très bien dans ce système; çà évite de penser. C'est tellement confortable. Ces gens-là se contentent de vivre une vie de m... qu'ils apprécient puisqu'on leur a dit que c'était bien. Ces gens-là sont des prisonniers. Tous les régimes dictatoriaux fonctionnent comme cela.

Toute proportion gardée, ce qui se passe en ce moment chez nous est du même ordre. La liberté de penser existe, grâce à Dieu. Mais on voit bien que tout cela est manipulé, "orchestré" comme le dit le journal Les nouvelles. Flossie est un homme habile et il sait comment s'y prendre. Mais que ses enscenseurs se rassurent, la justice passera, qu'ils le veuillent ou non. Ils n'auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Mais soyons réalistes! Que Flossie soit condamné, cela ne fait plus aucun doute. Qu'il soit emprisonné est moins sûr. Pour pas longtemps tout au moins. Combien de temps Jean Juventin avait-il été emprisonné? Condamné à 18 mois de prison ferme, dans l'affaire du pot de vin du golf d'Opunohu, il a passé exactement 27 nuits et 44 jours complets en prison, soit un peu plus de 7 semaines à plein temps, moins de 2 mois. Comme Emile vernaudon, il a joué sur ses soi-disant problèmes de santé, bénéficié de journées en liberté pour se rendre à son travail,etc... Condamné à la prison ne veut pas dire être emprisonné tout le temps. c'est plus compliqué que cela. La preuve.

Comme pour Emile vernaudon et Jean Juventin, il faut s'attendre à un scénario bien connu, dans l'éventualité d'une incarcération de Flossie : soudaine maladie imaginaire pour un homme dont tout le monde reconnaît la solidité, pleurs des partisans et de la famille, puis libération.

Après jugement, Vernaudon devrait d'ailleurs retourner à Nuutania. Il pourra recommencer à tomber malade mais on ne la fait pas deux fois au juge. Faut quand même pas pousser.

Ce qui ferait le plus de mal à Flossie ne sera pas la prison en réalité, mais son inéligibilité que le juge pourrait prononcer. Ce serait le priver de sa motivation. Mais soyons certains que çà ne l'empêchera de continuer à s'activer. Espérons qu'à ce moment là, il ne continuera pas à injecter son venin dans le landernau politique. Rien n'est moins sûr. J'ose à peine à y croire, mais un emprisonnement pourrait à l'amener rejoindre le camps indépendantiste. C'est très possible. Alexandre Léontieff ne l'avait-il pas fait? C'est une habitude de nos hommes politiques de faire porter à l'Etat les raisons de leur condamnation puis de se tourner vers Ossica, l'anti-français par excellence. Histoire de faire croire que leurs escroqueries n'y est pour rien du tout. Mentalité de m...


A+


rori


GG le 16/07/2009
Ok Flosse a fauté, il paiera certainement ses erreurs, justice oblige,mais cela nous détourne complétement du probléme majeur,qu'arrive a masquer habilement le tavini,en faisant du 14 juillet une fête nationale, vous voyez de quoi je parle.money is money
I indépendance oui mais au besoin ,je demanderai de l'aide au USA NZ AUSTRALIE CHINE, atchoum!
Mais pourquoi un homme sans envergure,épaulé par un petit caporal (ça me rapelle de tristes années),se prend pour le roi du pacifique.
Il nous faut juste trouver un leader api autonomiste, pas évident vu les MAC (manches à couilles) ,qui privilégie leurs "boulots"grassement rémunérés (femmes, enfants cousine cousin,tonton ,et moi et moi et moi ),à leurs convictions politiques.
Alors la solution ,je la tiens dans mes mains comme la pelle,plantez , les pauvres ,vous mangerez,pour nous les têtes pensantes' atchoum),tout va bien,on mangent des langoustes, et vous des potas ,ou est le problémes.
C'est l'afrique noire que j'ai connu dans les annés 70, le bon temps quoi.
Bref ,si le discours et actions des politiciens locaux nous sortent de la crise,alors que tout les grands pataugent,je prend la soutane et vais à Rome voir le PAPE


rori le 18/07/2009
Bonjour Emile,

Je suis d'accord avec ton analyse, cher GG. En se focalisant sur une actualité ô combien symbolique de notre vie politique judiciaire (du jamais vu depuis Pouvanna a Oopa, lui,injustement condamné), on en arrive à oublier les choses fondamentales pour notre avenir. Pas tant que çà toutefois, car un éventuel retrait du chef orange du paysage est quelque chose qui va forcément avoir quelque effet sur notre avenir en raison de la place qu'il a occupée les décennies passées. Se pose en particulier dès à présent le leadership du camp autonomiste, dont la situation actuelle a montré qu'il n'est pas prêt d'être résolu. Cet homme providentiel devra non seulement être compétent et volontaire mais il doit être indiscutable et surtout intègre. Inutile de dire qu'il va falloir chercher. Il y en a de cette qualité mais ils ne veulent pas s'engager pour la plupart, en raison sans doute du peu de considération qu'ils portent à nos élus actuels. Comment s'engager lorsque l'on sait que l'on sera entouré de gens sans aucune conviction, de gens qui volent le vote de leurs électeurs. Nous sommes donc mal barrés. Côté indépendantistes, le tableau n'est pas plus râgoutant.

Le défi posé à nos hommes politiques, aujourd'hui simples administrateurs et fonctionnaires, est de gérer ce péi en utilisant toutes les franchises généreusement octroyées par l'Etat au travers du statut d'otonomi. Autrement dit, leur rôle est de développer ce péi autant que faire se peut, en travaillant d'arrache-pieds, en utilisant notamment nos ressources financières propres et celles données par la France, d'une manière efficace, sans gaspillage. Un franc c'est un franc et chaque franc doit tourner dans le péi en produisant ses effets induits qui doivent être utiles in fine à la communauté. Tout franc dépensé produit ses effets, même l'argent gaspillé. Ce que l'on veut c'est que chaque franc dépensé soit justifié. On ne peut admettre qu'il soit utilisé pour goinfrer les amis, pour payer des missions-vacances, pour payer des salaires à des fainéants, pour acheter des voitures de luxe, pour construire des palais, etc.etc...

L'obligation de réussite économique ou de devoir, découle du statut, celle qui fait référence aux pouvoirs d'action . Mais déjà à ce niveau, se pose la question de savoir si l'on sera capable avec les moyens financiers que l'on a, de parvenir à un développement économique durable et si à terme on pourrait se passer des subsides de la France. Lorsque les ministres français disent :"Quand on veut l'autonomie, il faut l'assumer", c'est bien ce qu'il entendent, et je ne leur donne pas tort. De deux choses l'une, soit on accepte un statut de département et à ce moment là on est en droit de demander à l'Etat de faire son devoir, soit on dit à l'Etat qu'on veut décider nous-mêmes et à ce moment là, on ne peut pas demander à l'Etat de mettre la main à la poche sans compensation au niveau de la décision. C'est en effet trop facile de tendre presque autoritairement la main, d'engranger des subventions. Il faut se souvenir que l'argent de la France, elle vient de la poche des Français qui, chaque année, sont soumis à l'impôt sur le revenu. Alors, si c'est ensuite pour le jeter par les fenêtres, la France a plus que raison de regarder de plus près. C'est son devoir envers ceux qui paient. Nous, l'impôt sur le revenu, on connaît pas, on sait seulement se goinfrer.

Mais certains pervers ont trouvé l'excuse pour expliquer qu'il est obligatoire que la France est redevable envers nous : "la France nous doit car elle a fait ses essais nucléaires chez nous, etc..." Piètre excuse pour cacher notre nullité et notre incapacité à faire fructifier l'argent versé depuis des décennies, à milliards. Où donc sont passés tous ces millards. Certes, on sait où est passé une petite part, mais où est le reste? Qui en a bénéficié? Pour la Poste, on commence à savoir où sont allés les centaines de millions; voire plus. Du pipi de chat au regard de l'ensemble.

Le système mis en place par le grand et intouchable vizir orange, escroc à ses heures, a été bien huilé. Il faut savoir que les subventions de la France ne doivent aller qu'à l'investissement pour presque 100% des opérations. Les dépenses de fonctionnement proviennent de notre fiscalité locale. Le processus malsain est de se garder les recettes de fonctionnement pour laisser à l'Etat l'investissement, au moins en grande partie. Ce faisant, on dispose d'une manne dont une partie aurait dû aller à l'investissement. C'est bien là un des scandales principal que beaucoup sous-estiment, ou ne connaissent pas. Ces subsides vont donc vers diverses destinations comme les communes, les établissements publics, etc. où ils vont être en partie détournés d'une manière ou d'une autre (ne vous inquiétez pas ils sont passés maîtres dans cet art de l'escroquerie.)

Et puis, il y a les organismes qui produisent des recettes comme la Poste. Là, pas de problème, on plonge la main sauf que des fois, on se laisse prendre. Aïe. Et puis il y a les dépenses sans utilité, juste destinées à faire fonctionner la pompe à fric. Tupai! Plus d'1 millard. Le territoire l'achète à un ex-notaire milliardaire alors même que des problèmes de terres existaient sur cet atoll. Et ces investissements pas en proportion avec notre petit péi : présidence, hôpital sans prévoir le fonctionnement, etc.,etc... Et puis il y a ces salaires faramineux payés à des gens qui ne savant même pas écrire leur nom. Même les énarques ne devraient pas percevoir de tels salaires indécents.

Lorsque l'on fait le compte de tout cela, additionné sur des années et des années, c'est effrayant.

Je dirais donc qu'il faudrait en premier lieu savoir exactement quels sont les besoins réels en financement, besoins extirpés des escroqueries potentielles et abus divers. I y a du boulot. Il faut ensuite renforcer le contrôle.

Pourrons-nous assumer financièrement notre otonomi? Telle quelle, la réponse est : je l'ignore, car je n'ai jamais lu de travail sérieux sur le sujet. On sait que les besoins sont conséquents, mais on sait aussi que les gaspillages sont énormes, visibles et invisibles.Lorsque tout cela aura été analysé, et là, je ne me fais pas d'illusions, c'est pas demain la veille, on saura précisément quels seront nos besoins en fianacements externes, prêts et subventions. Le problème est complexe et il faudra que les décisionnaires et ceux chargés de l'application des programmes soient des gens compétents et honnêtes. Il faudra explorer notre capacité d'autofinancement et établir de nouveaux impôts comme celui sur le revenu. çà coûte trop cher disent certains. Faut pas rigoler, entre les milliers de fonctionnaires et les quelques centaines d'entreprises, le tour est vite fait. 300 000 habitants dont beaucoup sont au smig et beaucoup en-dessous du Smig ou sans emploi. L'informatique, çà sert à quoi? Arrêtons de réfléchir comme au temps d'avant les ordinateurs.

A défaut de faire le nécessaire, on continuera à répéter que la France doit nous donner des millards. c'est trop facile.
Nous vivons au-dessus de nos moyens, bien trop.

Au lendemain de l'arrêt des essais nucléaires, nous avions l'opportunité inespérée de réajuster notre train de vie. Nous avons fait le contraire. Alors je me suis dit qu'il fallait en tirer les conclusions : passer à un statut de département, puisque nous étions incapables de prendre nos responsabilités. Oui, la départementalisation est une voie possible, même si elle ne résoudra pas tous les problèmes. Mais au moins là, la France elle, prendrait ses responsabilités. Les problèmes des départements antillais nous rappellent cependant que tout n'est pas rose. Mais là au moins,la France a mis en place ces états généraux pour apporter des solutions. C'est pas du tout cuit. Et certains esprits supérieurs ont demandé à ce qu'on le fasse aussi chez nous. Pour quoi faire? Hélas, çà n'a rien à voir. Nous, on est autonome et on sait pourquoi on est dans la m... La France ne pourra pas agir comme elle peut le faire dans les départements. Elle aura en face d'elle nos petits dictateurs orgueuilleux et voleurs qui seront une barrière infranchissable. Pas beaucoup ont semblé comprendre la méprise.

Une fois que nous aurons ramené de l'ordre dans notre système, il apparaître peut-être, mais je pense que nous aurons besoin de financements extérieurs. Il faudra négocier comme des gens sérieux et responsables avec l'Etat, et non se comporter comme actuellement. Le respect n'a jamais tué personne, mais les Flossie, Ossica et consorts semblent le penser. Les conséquences sont là. Mais vouloir dès à présent vouloir une indépendance pour un pays plus que dépendant de la France, en l'état actuel de notre système pourri, c'est courir au suicide. Penser que d'autres pays nous porteront secours si la France ne le faisait pas, est extrêmement fallacieux. C'est du rêve. Quel pays sera assez fou pour nous donner de l'argent sans compensation. Nous donnons l'image d'un pays très très riche. L'aide de ces pays va avant tout aux pays réellement en fifficulté et qui ne gaspillent pas. Et puis, à quoi servirait cette aide? Il faudrait l'expliquer. Car, qu'avons-nous fait de l'aide de la France? Nous sommes aujourd'hui à manger des carottes importées. Non, toute aide terminera en gaspillage, comme maintenant. Que ceux qui nous gouvernent nous démontrent d'abord que tout çà n'est qu'un mauvais souvenir. Vous y croyez vous? Pas moi.

Voilà. Je m'arrête là. Ce ne sont que mes idées, peut-être incomplètes ou possiblement pas tout à fait justes. On peut donc penser autrement. Le sujet mériterait une étude très approfondie. Elle doit bien exister quelque part.

A+


rori


rori le 19/07/2009
Bonjour Emile,

Quelle bonne nouvelle! on va construire un centre technique aquacole, non pas pour le péi, mais à moitié-moitié avec cet organisme glouton de Vairao que je ne citerai pas tant il me dégoûte et sur le terrain appartenant à ce dernier. On a tout compris,c'est un véritable scandale. Ce fameux organisme est chez nous depuis les années 1970. En effet, le territoire avait un programme de reproduction de crevettes dont le responsable était un technicien d'agriculture. Il faut savoir que le service de la pêche créé en 1966 était composé de personnels issus du service de l'agriculture. Pourquoi? Parce que c'était le vétérinaire Domard, chef de service de l'élevage qui s'était intéressé à la peliculture et on créa un service à part pour cela. Domard en fut le premier chef de service mais fut vite remplacé par un technicien d'agriculture, qui bien évidemment s'entoura d'anciens collègues. Le programme perliculture et crevettes démarra avec des personnels incompétents en la matière. Le service se tourna pour ces raisons vers des techniciens étrangers, les plus en pointe dans le domaine. Entendant cela, le fameux organisme dont on parle se saisit du programme crevettes dans le cadre d'un partenariat avec le territoire. Le programme réussit et le fameux organisme créa avec des privés la ferme de Teahupoo. Le territoire monta sa propre écloserie qui fonctionne encore et qui est gérée par un privé, biologiste polynésien formé à Honolulu et principal producteur actuel avec ses fermes de Teahupoo qu'il a rachetée à son dernier propriétaire et de Tautira. Il possède aussi sa propre écloserie à Teahupoo sur sa ferme où il reproduit crevettes,loup de mer, moi et autres. Il reproduira sans doute aussi les fameux paraha pereue dont on se gargarise.

Donc, aujourd'hui, nous avons une écloserie territoriale à Afaahiti et nous avons son gérant, lui-même producteur, qui possède en plus sa propre écloserie, qu'il avait déjà avant de prendre en charge l'écloserie territoriale. C'est dire que nous avons déjà à peu près tous les atouts pour développer notre aquaculture. Il reste à encourager le développement. Le prédécessuer de l'organisme glouton en question d'alors, qui avait avec le territoire mis au point la technique des crevettes, une fois l'écloserie territoriale mise en place, s'en est allé vendre la technique mise au point à divers pays. La règle aurait été que nous percevions nous aussi des royalties sur la technique vendue. Eh bien non. L'organisme s'est attribuée les droits, alors que l'accord était que justement on devait nous aussi percevoir les droits à 50%. C'est Quito qui bénéficie des techniques à Nouméa et qui nous inonde crevettes. Cherchez l'erreur. çà me rappelle l'histoire des oranges que nous exportions en Californie les années 1800-1900 et qui nous reviennnent aujourd'hui.

Ce premier problème aurait du nous mettre la puce à l'oreille. Il n'en est apparemment rien. On parle d'écloserie de crevettes alors qu'on on en a déjà une à statut territorial. Mais il est vrai que les travaux du port de Faratea va polluer l'endroit et peut-être veut-on la délocaliser. Oui, mais il fallait la délocaliser sur un terrain territorial. L'autonomie, c'est aussi cela. Pourquoi à Vairao sur un terrain appartenant à un organisme métropolitain? Je rappelle qu'une écloserie n'est pas une installation high tech. Quelques bassins, des pompes, de l'eau de mer propre, un laboratoire de production d'algues microscopiques. Rien de plus. J'ai visité les écloseries locales et à l'étranger. Elémentaire. C'est pourquoi je ne comprend pas, ou plutôt, je comprends très bien. On connaît l'histoire.

Pour la perliculture, par chance, il n'y avait pas de spécialiste français. On a donc lancé un programme avec les Japonais qui ont amené la technique de greffe et la technique de captage de naissain. Aujourd'hui, on connaît le succès de l'opération, un tel succès que l'on croûle sous les perles et qu'on a des difficultés à les vendre. Qui dit mieux? Mais l'organisme glouton cité s'est saisi lui aussi d'un programme nacre et a essayé de s'immiscer dans le circuit local mené par le service de la mer, sans succès, jusqu'à présent, mais, à l'allure où l'on va, çà va être fait dans peu. Et là, on va faire comme la crevette. On a déjà assez de difficultés, attendons-nous à voir la perliculture se développer au Mexique, en Guyane, aux Antilles, en Amérique du Sud, en Asie, et à grande échelle. Voilà ce qui nous pend au nez. Je sais que çà existe déjà et que le Japon est en pointe à ce sujet, mais vous verrez, foi de rori.

Mais ce qui est encore plus grave pour notre développement, c'est que dans cette affaire, il n'y a que quelques polynésiens qui sont impliqués, un technicien sulbaterne et des ouvriers. Le système a été cadenassé depuis longtemps. Francis Sanford, avait poussé les étudiants polynésiens à se former dans ces techniques marines. Et il y eut des polynésiens docteurs en océnologie dont Patrick Galenon le syndicaliste, il y eut des biologistes, mais seulement un ou deux sont encore au service de la mer, impliqués dans la pêche au thon. Sinon, tous les autres sont partis, écoeurés. Que s'est-il passé? Le service de la mer a été volontairement transformé en une espèce de service donneur d'ordres. Ils ne font plus que concevoir des programmes qu'ils confient ensuite à des intervenants ou prestataires de services. Et ils vont prospecter en France. Ils disent bien sûr que c'est parce qu'il n'y a pas de polynésiens. Faux. Il y a un complot pour qu'il n'y ait pas de polynésiens au service de la mer. Il y a un complot pour que le service ne maîtrise plus ses programmes. Les raisons : il faut laisser la maîtrise aux biologistes de l'organisme glouton, pour qu'il puisse ensuite aller vendre la technique ailleurs.

Si on veut un jour progresser réellement, il faut qu'on maîtrise absolument les secteurs de la recherche appliquée. On peut bien sûr collaborer avec divers organismes français ou étrangers comme pour la perliculture, mais on doit le faire sur nos installations. On l'a fait en perliculture, avec 2 greffeurs japonais. On peut le faire pour le reste. Deux écloseries locales sont gérées et menées par un biologiste polynésien privé. çà existe et çà marche. Qu'on ne vienne pas nous dire que c'est pas possible. Il faut juste s'occuper de ce secteur. Pourquoi donc aller s'acoquiner avec des gens pas nets.

Et dans tout çà, nos nullités politiques locales n'y voient que du feu. Il faut dire qu'en face, ils savent y faire. Ils savent utiliser les médias et monter en épingle leurs actions et tirer à eux la couverture. Vous verrez, on ne parlera plus désormais dans ces programmes que de l'organisme en question. De la part du territoire, on n'en parlera pas.C'est désolant, c'est rageant. Et le ministre, jeune blanc bec n'y a vu que du feu. Il faut dire que l'opération a été initiée par keitapu le nian nian. Lui, de toute façon, était aveugle. ô rage, ô désespoir!

A l'heure des fameux états généraux, il se passe sous nos yeux des choses qui sont la preuve que nous n'avons pas commencé à prendre en main notre destin. Autonomie factice, recolonisation sournoise. On est pas sorti de l'auberge.

Il y en a à dire pour démonter le système pièce mais ce serait trop long. Et il y en aurait des histoires à raconter! Mais souvenez-vous : on se fout de notre gu.....


A+


rori


rori le 22/07/2009
Cher Emile,

Le Sénat a donc levé partiellement l'impunité parlementaire du grand manitou orange. Il ne pourra être entendu que durant deux gardes à vues, si j'ai bien compris. Protection du mandat parlementaire disent-ils. Si on peut comprendre l'impunité parlementaire comme une protection contre un arbitraire possible du pouvoir judiciaire, et cela, cela introduit une inégalité entre les citoyens. Pourquoi alors se gargariser et se vanter du principe d'égalité qui figure dans la devise sacrée de la République? C'est bien parce que ses pères fondateurs pensaient que çà faisait partie des fondations même et que nul n'était plus égal que les autres. Que l'on enlève donc le mot Egalité de la devise de la république qui figure fièrement au fronton de nos mairies. Egalité foulée au pied, Egalité bafouée!

La décision du Sénat ne ferme cependant pas la porte puiqu'en cas de condamnation définitive, la levée totale de l'impunité pourra être levée.

Oui, chacun avait déjà compris pourquoi le sénateur tenait tant à être élu sénateur coûte que coûte, fut-il au reniement de ses promesses, envers ses électeurs. Mais cela les regarde. Mais la justice suivra son cours. Le premier pas a été fait. On pourra cependant être certain que le sénateur ne dira rien pendant sa garde à vue et il jouera la montre, ce qui aura sans doute pour effet de prolonger l'incarcération de ses acolytes qui doivent sans doute déjà regretter leurs actes.

On pourra donc être satisfait de ce premier pas, même si on ne se réjouit pas d'une éventuelle incarcération. On veut simplement que justice soit rendue, au juge de décider, sans haine. La loi est claire. Qu'il l'applique, ni plus ni moins. En d'autres temps, ces affaires là auraient été étouffées ou mises au panier. Rappelons-nous de cette affaire identique à celle des sushis où le juge avait conclu à un non-lieu. Autres temps, autres moeurs.

Mais voilà que dans l'affaire des contrats fictifs, l'avocat orange soulève des points de procédure, jugés assez sérieux par le juge. Renvoi en septembre pour étude. Encore un répit pour le grand-prêtre orange. Le vice de procédure est un argument que les avocats utilisent à souhait. Il faut en effet que la justice respecte la loi et un vice important de procédure est en effet quelque chose qui n'est pas normal et peut parfois fausser les enquêtes ou un jugement. Le problème est qu'on oublie les faits, bien réels ceux-là. Les faits, eux, n'ont pas de vice. On peut donc penser que cela n'entravera pas trop longtemps la marche de la justice.

En définitive, on peut quand même être satisfait que la justice suit son cours et qu'il y a une volonté de faire apparaître la vérité. Les avocats font aussi leur travail et utilisent toutes les ficelles à leur disposition. Pas de mal à cela; c'est leur boulot. C'est ainsi que l'on conçoit la justice qui, enfin en Polynésie, n'est plus arrêtée pour raisons politiques. Je n'ignore évidemment pas le fait que la politique a aussi à voir dans ce qui se passe, mais là au moins, les faits sont bien là et la loi condamne les pots de vins et le paiement de salaires de gens qui n'ont jamais mis le pied dans leur service. Le problème avec le cas Flossie est que cet homme là est entouré d'une certaine aura dont il joue à merveille et qui influence ceux qui sont pris sous son charme. Il apparait donc comme un cas à part. Il est malin. On lui reproche ses faits, et il s'étonne, il dit que cela se fait même à l'Elysée. Cela est pourtant faux. Il n'y a pas de contrats fictifs à l'Elysée, il n'ya pas de fête sushi pour les soirées électorales à l'Elysée, et surtout pas le soir de raclée électorale. Les défaites, cela ne se fête pas. Les soirées électorales se passent dans les PC de campagne et les télés y vont. Non Monsier le sénateur, ne vous étonnez pas, et arrêtez de raconter des mensonges, mensonges destinés évidemment à la presse et au peuple qui le lit et qui parfois le croit.

Je terminerai en rappelant qu'à Nuutania, notre alcatraz local, beaucoup sont emprisonnés pour de menus larcins. Egalité! égalité! égalité hoi i te aha! comme dirait mon copain agriculteur.

A+

rori


Anonyme le 23/07/2009
OUI ,je suis tout en accord avec RORI .En tant que citoyen francais je suis decu de tous nos dirigeants !!. EGALITE ELLE N'EXISTE PAS si elle existe nous verrions beaucoup de problemes RESOLUS!!.a toute les couches social .POUR CELA J'AIME LA NORVEGE PAYS CLASSE 1ER DES MOINS CORROMPU DE LA PLANETE .

SIGNE ENFOIRE


rori le 24/07/2009
Bonjour Emile,

C'est fou comment les gens ont des idées. Les Etats généraux de je ne sais quoi suscitent beaucoup de papiers. Il y a de bonnes idées, il y a des fausses idées et il y a des idées qui n'ont pas de sens.

Je lisais le représentant des syndicats agricoles qui disait que pour avancer il fallait réformer l'administration. Soit, c'est nécessaire, mais même avec une administration réformée, on n'avancera pas. Ma grand'mère me disait souvent : Aiu, quand un poisson pourrit, çà commence par la tête. Vous aurez beau organiser, discuter, proposer, cela ne servira à rien si nos "élites" politiques n'ont aucune idée comment gérer ce pays dans le cadre de notre autonomie. Il faut de la compétence. Et nos ignares de gouvernants, pour pallier à leurs manque d'instruction et de lucidité s'entourent de gens qui décident finalement à leur place. Non, c'est au politique de décider. Déjà dans les temps anciens, on disait que les arii (chefs) devaient d'abord être de bons chefs de guerre et ensuite qu'il devaient prendre des décisions qui concourrent au bien-être du peuple. Aujourd'hui, il faut qu'ils soient compétents et qu'ils continuent à penser au bien-être du peuple. C'est tellement simple et logique. Quand je vois des ignares incapables de lire un budget, voter sans rien comprendre, c'est affligeant. Notre assemblée n'est qu'une chambre d'enregistrement des décisions de gens qui n'ont rien compris au sens profond que le peuple de Polynésie donne à la notion de bien-être. Un ancien ministre de l'agriculture disait un jour dans une réunion d'agriculteurs : arrêtez un peu de taparu (mendier). Il n'avait rien compris à ce que lui demandaient les agriculteurs. Ils demandaient simplement que l'on regarde enfin leurs problèmes, ce qui confirme par ailleurs, que ces derniers avaient bien compris que ces ministres successifs, n'avaient aucune politique agricole à proposer. Nous ne voulons pas d'argent, me dit un agriculteur, nous souhaitons qu'on nous montre la voie, qu'on sache où est l'objectif et comment on va le faire. Ce ministre-instituteur est aujourd'hui directeur du Port autonome. Voilà où est le mal. Je crains vraiment qu'un jour que notre société Air Tahiti Nui ne décide un jour de remplacer les pilotes par des hôtesses de l'air! J'exagère à peine. J'ai vu à l'assemblée une femme de ménage être nommé chargée de mission. Elle passait toute ses journées assise dans un bureau entourée de ses enfants. Et ce n'était pas une exception. Et je pourrais citer des centaines d'exemples. Je suggère que l'on commence par des Etats généraux chargés de relever toutes ces inepties. J'ai des dossiers tout prêts.

Alors, le représentant des agriculteurs dont je parlais, disait qu'il fallait mettre aux commandes des gens qui ont mis les mains dans le cambouis. Je ne suis vraiment pas sûr que çà suffise, encore moins dans le monde agricole. Il faut bien voir qu'en Polynésie, être agriculteur n'est pas vraiment un métier; c'est ce que l'on fait lorsque l'on n'a pas trouvé d'emploi et qu'on aime un peu l'agriculture. Ceux qui sont formés dans notre collège agricole, dès qu'ils ont obtenu son diplôme, vont chercher un boulot ailleurs. çà sert à çà le collège agricole. Il y en a bien qui continuent dans le secteur mais on pourrait les compter sur les doigts de la main. Et le président de la chambre d'agriculture, un bon agriculteur de productions traditionnelles, il a mis la main dans le cambouis, lui. Mais c'est tout. Passé cela, c'est un incapable majeur qui ne fait que se ballader avec ses acolytes, et avec notre argent. Quels résultats? 0 pointé. Il faut arrêter çà. Mais qui le fera? La question est posée.

Etudiant pendant les les 1968, j'ai vu un matin en arrivant à Fac, cette phrase écrite en gros sur un mur : Etudiants, mes frères, nous sommes cocus!

Je dirais pareillement : Agriculteurs, mes frères, nous sommes cocus! Polynésiens! nous aussi sommes tous cocus!


A+

rori


rori le 24/07/2009
Bonjour Emile,

Tu vas me dire : il nous casse les rouflagas ce rori avec son agriculture! Tu auras sans doute raison, mais que veux-tu, çà fait partie de sujets préférés et c'est le secteur que je connais le mieux. Et puis çà change un peu des blablas des états généraux. Il vaut mieux parler de ce qu'on connaît et si çà peut être utile, tant mieux.

Je voudrais aborder ici l'agriculture aux Australes. C'est symbolique de ce qui se passe partout en Polynésie.

Je commencerai par la pomme de terre. C'est cher, les pommes de terre de Tubuai me disait une personne qui faisait son marché. Oui, c'est cher. On compare toujours à ce qui est importé. Là, il faut se rendre à l'évidence, on ne pourra jamais concurrencer les produits importés, question d'échelle des exploitations et de coûts. Mais il n'y a pas que çà. Mais il faut savoir si l'on veut donner du travail aux Polynésiens ou bien en donner aux agriculteurs d'ailleurs.

Il n'y a pas de pays sans paysans. Labourages et pêturages sont les deux mamelles de la France disait Sully si je ne me trompe. Et c'est vrai.

Le territoire avait donc décidé qu'on planterait de la pomme de terre aux Australes. Et les Australiens ont planté de la pomme de terre. Le problème est que cela n'a pas été suivi. Les infrastructures ont été mises en place, un navire adapté a été acheté, et une société, la SDAP a été créée pour la commercialisation. Cela du temps du ministre Emile Lecaill, le meilleur ministre que l'on a eu. Mais attention! l'idée de cette culture a surgi parce qu'il fallait désenclaver les Australes et qu'il n'y avait pas de production tel que le coprah pour remplir les cales au retour des goélettes qui desservaient l'archipel. Le souci de valoriser l'agriculture et de créer une nouvelle source de revenus n'était pas l'élément essentiel du projet. On voit déjà que dès le départ, la volonté n'était pas vraiment de développer l'archipel. Cela n'est qu'une conséquence. Grâce à Lecaill, la production a pû commencer. Il faut dire ici qu'on cultivait la pomme de terre depuis très longtemps en raison notamment du fait que les pommes de terre arrivant de Tahiti arrivaient germées et que le climat y était favorable.

Mais les problèmes ne tardèrent pas à surgir. Le sol de Tubuai étant assez pauvre, en grande partie sablonneux ou alors marécageux, les engrais percolaient dans le sol. On proposa alors d'amener de l'humus pour corriger le problème. On proposa, mais on ne fit rien. Les tupuai ne savaient pas comme faire. Il y a bien un service de l'agriculture mais il ne fallait pas compter sur leur incompétence notoire.

Ensuite, il y eut le problème de l'eau. L'eau est un élément essentiel de l'agriculture mais là, elle est cruciale puique durant sa phase de croissance, la pomme de terre a besoin d'eau. Le réseau domestique utilisant l'eau de la rivière ne suffisait pas. On ignora donc le problème car bien sûr, c'est plus facile. Et puis il y avait ce problème technique des socles de labour. Quand on laboure, le soc de la charrue comprime le sol en-dessous et crée une barrière pour les racines. Là non plus, aucune solution des services.

Il y eut ensuite un problème tenant aux semences. Les tupuai, pour économiser les semences, enlevaient les parties germées avec cet instrument de cuisine, celui qui sert à creuser des boules dans le melon, ha ha ha, ou dans la pomme de terre. Ainsi, ils multiplient les semences et rognaient ainsi sur les coûts. Les services techniques le dissuadèrent en leur disant qu'ils allaient diminuer la production. Il fallait des semences entières.

Résultats à l'arrivée : une bonne production les premières années car tout le monde voulait planter, puis avec le temps, les sols se dégradant rapidement, l'eau étant insuffisante, la pratique néfaste en matière de semence se poursuivant entraînèrent une baisse de production. Alors, au lieu de produire au minimum 10kg de pomme de terre pour 1 kg de semence, on stagna à 6 kg voire moins. Les effets de revenus se firent sentir et certains abandonnèrent. Les producteurs demandèrent de subventionner le transport ce qui fut fait. Mais à bien y réfléchir, une agriculture organisée avec un bon soutien technique aurait multiplié les récoltes par au moins deux et on n'aurait pas eu besoin de subventions.

Mais il se trouve qu'il y avait un agriculteur qui produisait du 1kg pour 10kg et plus et fait étrange, il découpait ses semences. Je l'ai vu faire. Il m'a semblé que sa terre était aussi fertile. Il tient aussi compte des phases de la lune, ce qu'en général, tous les agriculteurs font encore. Fort de cet exemple, on aurait dû s'en inspirer pour vulgariser sa technique et comprendre le pourquoi de sa réussite. Et bien non. Les conditions nécessaires n'existaient pas. Pas de politique agricole, pas de résultats.

Depuis, la SDAP a introduit la roto-bêche qui évite la formation de socles de labour. Pour la fetilité des sols, rien n'a été fait ou si peu. Pour l'eau, rien non plus. Lorsque Tubuai passa au forage pour son eau, j'avais suggéré au maire d'alors de conserver l'ancien réseau pour l'agriculture. Rien n'y fit.

Et puis on demanda au Cirad de voir un peu les problèmes techniques. L'ingénieur agronome expliqua que l'on plantait pas assez profond, que le buttage était insuffisant, et que l'eau elle aussi était insuffisante. Il fallait bien sûr un soutien technique aux producteurs du service car le Cirad fait les recherches mais ce n'est pas son boulot de transmettre la connaissance. On a des services pour cela. Personne ne se décarcassa.

Voilà. Je terminerai là car on pourrait continuer avec les variétés, la commercialisation, le tri, la transformation. Il y a de l'or à Tubuai comme en Polynésie, mais il faut un chef, un vrai chef pour secouer le cocotier. Puisse le Tout-Puissant intervenir et au besoin punir les mécréants coupables d'abandon.

A+

rori